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3 OCTOBRE 2016

 

 

Après une grève cet été résultant du refus de la Direction de trouver un accord PNC équitable pour une durée raisonnable, l’Intersyndicale PNC a toutefois accepté de reprendre le chemin des discussions depuis début septembre.

Du temps, oui, mais des garanties en contrepartie.

Si l’Entreprise ne rejette plus totalement l’idée de trouver un accord long, elle pose comme préalable de tenir compte du projet industriel qui sera présenté par le nouveau Président

M. Janaillac début novembre.

Nous avons entendu cet argument et accepté l’idée de repousser l’échéance des négociations, mais avec un incontournable : signer un accord cadre, c’est à dire qui cadre la négociation et oblige les 2 parties à trouver des garanties  sérieuses sur ce qui constitue le cœur du métier des PNC. En d’autres termes, l’Intersyndicale PNC a clairement signifié qu’elle ne pourrait accepter de signer une prolongation de notre accord actuel pour 4 mois, le temps de la négociation, sans avoir des certitudes sur le contenu du futur accord et des thèmes de négociations permettant d’y aboutir.

 

Des demandes légitimes balayées d’un revers de main... encore.

C’est pourquoi nous vous communiquons les garanties que nous demandons à l’Entreprise pour pouvoir négocier et signer un nouvel accord PNC. A vous de juger si nos demandes sont à ce point déraisonnables que la  Direction refuse de les entendre.

Nous avons demandé à ce que la Direction s’engage à inscrire dans l’accord cadre les principes suivants :

  •       Garantie du mode  et du niveau de rémunération de base des PNC.
  •       Garantie de ne recourir à aucun départ contraint (licenciement) et que si un projet de L’Entreprise, de par sa nature, avait un impact sur l’effectif global, il devrait être assorti de mesures abondées (augmentation des quotas TTA, TAFA…)
  • Garantie des COMPO PEQ à bord avec un maintien du nombre de CC et CCP à l’identique des versions d’exploitation en vigueur.
  • Garantie d’une durée d’accord suffisamment longue qui permette aux PNC d’avoir une vision claire sur leurs conditions d’emploi (un accord à durée déterminée de 5 ans ou à durée indéterminée, comme toutes les autres catégories professionnelles de l’entreprise).

 

Ce sont les 4 principes majeurs qui nous paraissent incontournables pour accepter de poursuivre les négociations en signant un avenant qui prolonge notre accord collectif de     4 mois, afin de prendre en compte les orientations stratégiques et industrielles du Groupe Air France-KLM. Nous avons bien évidemment d’autres demandes qui concernent le quotidien de notre métier.

Considérez-vous ces 4 principes illégitimes ?

Après tous les efforts que nous venons de faire et que nous faisons encore avec Transform 2015, n’est-ce pas le socle minimum sur lequel l’Entreprise doit s’engager ?

Eh bien, non ! La Direction refuse de les entendre. Pour quelles raisons, si ce n’est qu’elle vise à dégrader nos conditions d’emploi et de rémunération ?

 

Au mépris viennent s’ajouter les manœuvres et les manigances.

Les seuls « engagements » auxquels la Direction accepte de souscrire sont ceux demandés par l’UNAC et nous le comprenons aisément au vu de leurs ambitions partagées.

La Direction accepterait un accord de cadrage vide de toute substance construit en collaboration  avec  l’UNAC, permettant à cette dernière de lever un préavis bidon dans lequel elle s’est malencontreusement embourbée.

Les « engagements» proposés dans l’accord cadre DIRECTION-UNAC sont :

 

  • Prolongation de 4 mois de l’accord collectif  PNC. Cela ne garantit absolument rien sur ce qui se passera à l’issue des 4 mois, bien au contraire…
  • Paiement des RADD compo peq à partir du1er novembre sur LC et MC. La belle affaire, c’est déjà le cas sur LC et tout le monde sait que les compo peq sur MC sont rarissimes : 0 gain pour les PNC et en plus pour une durée de 4 mois.
  • La pose des journées JOKER à J-2 le week-end (déjà obtenu avant la grève).
  • L’engagement de traiter de l’amélioration planning. L’Entreprise nous le fait miroiter depuis toujours. [elle]s’autorise à penser dans les milieux autorisés...
  • Engagement à négocier un chapitre spécifique pour l’encadrement. En effet, protégeons les cadres PNC qui demandent sans cesse plus d’efforts aux PNC.
  • Engagement à ouvrir un chantier de réflexion  pour définir les volumes d’emploi et de promotion PNC au regard de l’activité à produire. L’Entreprise nous propose de partager sa vision consistant à ajuster son effectif à la baisse en cas de chute de l’activité.

Les manœuvres de l’UNAC-CGC et de l’Entreprise ne visent qu’à gagner du temps et à enfumer les PNC pour mieux attaquer nos conditions de travail. Voilà pourquoi l’Intersyndicale PNC ne peut s’associer à de telles pratiques syndicales.

 

Ce qui manque dans l’accord cadre UNAC-DIRECTION ?

 

  • Où est la garantie de rémunération des PNC. L’UNAC reste fidèle à ses principes : en juillet 2012, ce « syndicat » proposait déjà de baisser le coût de l’heure de vol des PNC.
  • Où est la garantie du maintien de l’emploi ? Rien n’empêche les licenciements dans cet «accord cadre». Au contraire, il comporte une ouverture pour ajuster les effectifs à la baisse en cas de chute d’activité.
  • Où sont les garanties des compo peq et du nombre de CC et CCP à bord ?

 

Où est la garantie d’un accord collectif long ou à durée indéterminée ? Liquidée par un engagement  à signer des accords pour... 4 mois supplémentaires ?

La Direction ne semble avoir d’autre objectif que d’aller au clash avec les représentants PNC en choisissant son amie de toujours, quitte à claquer la porte au nez de l’Intersyndicale PNC.

Mais pour rappel : l’UNAC NE PEUT PAS SIGNER SEULE un avenant qui prolonge notre ACG.

 

En agissant de la sorte, la Direction fait donc le choix de ne pas avoir d’accord et les PNC seront à poil le 1er novembre. Ce sera la seule catégorie professionnelle dans cette situation à Air France !

Et le plus absurde, c’est qu’elle contraint son partenaire, par ce choix, à redéposer un préavis puisque l’UNAC a toujours clamé qu’elle n’accepterait pas une telle situation... Quel gâchis ! A croire que les Directeurs qui négocient n’ont pas encore pris connaissance des préconisations du Président Janaillac : Renouer un dialogue social pour assurer l’avenir du groupe !   

                                                                                                                                                                                              

Ils devront en répondre devant tous les PNC et devant le Président du Groupe.

A ce jour, pour l’Intersyndicale PNC,

le dialogue est gelé

et la négociation suspendue

jusqu’à ce que l’Entreprise

entende nos demandes légitimes.

 

LA DIRECTION ASSUMERA

LES CONSEQUENCES DE SES CHOIX

ET DE SON  MEPRIS.

LES PNC NE SONT PAS UNE MESURE D’AJUSTEMENT ECONOMIQUE.

QUE CELA SOIT BIEN CLAIR

DANS LA TETE DE NOS DIRIGEANTS

ET DE CELLE DE CERTAINES

ORGANISATIONS DITES SYNDICALES.

 

 


13 JUILLET 2016

 

 

 

 

 

La Direction d’Air France a proposé le 1er juillet aux Organisations syndicales représentatives un Projet d’accord cadre PNC consistant à reconduire l’Accord collectif PNC 2013/2016 jusqu’au 31 mars 2018. Depuis, une communication sans précédent s’abat sur le PNC, par voie de presse en externe où il est répété qu’une telle proposition est une chance pour lui, qu’en interne où le DGA Ressources Humaines, M. GATEAU, suivie par la Direction PNC, exalte la valeur de ce compromis. Une des trois organisations syndicales représentatives, l’UNAC-CGC, a d’ailleurs fait chorus à ce discours en retirant le préavis qu’elle avait déposé pour les mêmes dates - du 27 juillet au 2 août, que celui déposé par l’Intersyndicale PNC, pour le reporter du 14 au 17 octobre tout en annonçant qu’elle ne signerait pas le Projet.

Ne nous y trompons pas, ce n’est pas tant la signature de son Projet qui préoccupe la Direction que son souci d’éviter la grève de fin juillet. Le projet a tout d’abord été soumis à signature jusqu’au 13 juillet. En l’absence de signataire ce délai a été repoussé au 22 juillet. Or, non seulement, il n’est pas question pour nous de signer le projet, mais nous maintenons plus que jamais notre préavis.

Une durée de 17 mois totalement injustifiée.

Préalablement, relevons une contrevérité dans le discours de M. GATEAU : la Direction ne propose pas une prolongation de l’Accord pour 21 mois. L’Accord collectif PNC 2013/2016 expire au 31 octobre 2016, et de cette date jusqu’au 31 mars 2018, il y a 17 mois. Ces 17 mois sont-ils un cadeau : rappelons que nos deux précédents accords 2008/2013 et 2013/2016 étaient respectivement d’une durée de cinq ans et de trois ans et demi. Au nom de quoi, le PNC devrait continuer à réduire la durée de ses garanties collectives ? Précisons au surplus que le PNC est la seule des trois catégories du personnel à être régie par un Accord à durée déterminée, qui n’a d’intérêt que si la durée est suffisamment longue pour assurer notre protection (pour information un Accord à durée indéterminée qui serait dénoncé le lendemain de sa signature survit aux termes du Code du travail 15 mois, 3 mois de préavis plus 12 mois de temps donné pour une nouvelle négociation. Et une telle dénonciation par la Direction constituerait une véritable déclaration de guerre). Donc le cadeau, c’est maximum deux mois.

Nous maintenons notre demande d’un Accord d’une durée de cinq ans.

Une méthode fallacieuse.

Revenons ensuite sur le processus de négociation : la Direction a voulu dans un premier temps renégocier dès le mois de septembre 2015. Nous avons alors fait le pari que les efforts de productivité du Plan Transform 2015, assumés notamment  par les PNC, assureraient le redressement de la Compagnie. Et cela a été le cas. Dès lors la Direction change son fusil  d’épaule : il faut temporiser, car les résultats sont trop bons pour que le Personnel en profite. Alors, oui les négociations vont débuter le 13 avril (et non le 12 mai comme l’allègue M. GATEAU) jusqu’à fin juin. Durant cette période, comme nous l’avons précisé dans tous nos tracts suivant les réunions de négociation, jamais la Direction n’a ouvert l’Accord collectif 2013/2016. L’objectif, c’était de passer l’été en pente douce, et arriver fin octobre sans texte pour imposer unilatéralement ses conditions.

Manque de chance, pour contrer cette stratégie l’Intersyndicale PNC dépose un préavis dès le 3 juin pour le 27 juillet au 3 août, afin de permettre une véritable négociation dans l’intervalle. Celle-ci n’aura pas lieu.

Ces différentes manœuvres peuvent apparaître secondaires. Elles ne le sont pas : notre mission, en tant que représentants du PNC est de négocier et d’obtenir un Accord collectif  au moment où AF connaît ses meilleurs résultats depuis une dizaine d’années. A l’inverse, la Direction ne serait pas contre un petit retournement de tendance pour nous remettre à la diète. C’est pourquoi, elle souhaite nous revoir fin 2017. Nous n’entrerons pas dans son jeu.

Le prétexte Projet industriel.

On nous parle d’un Projet industriel (soutenu par l’Etat, mazette !), on nous chante cette rengaine depuis tant d’années. Et qu’avons-nous vu ? Des mesures de productivité qui créent du sureffectif, des plans de départs volontaires (PDV) à tire-larigot (à tel point que la Direction  vend la pause des PDV comme une avancée sociale !), le transfert de l’activité moyen-courrier vers Transavia et Hop !

La Direction a même invoqué les négociations PNT pour nous demander de patienter. Mais une Organisation syndicale n’est pas là pour permettre à la Direction de compartimenter les négociations ! Cela signifierait-il par ailleurs que nos négociations et le niveau de notre Accord dépendraient du résultat des négociations avec nos collègues PNT ? Chaque syndicat se doit de défendre la catégorie professionnelle qu’il représente, mais aucune de celle-ci ne saurait servir de variable d’ajustement. C’est manifestement le sort qu’on voudrait nous réserver.

Nous valons mieux que ça.

Sur le fond, contrairement à ce que déclare le DGA Ressources Humaines, les positions ne sont pas proches. Tout d’abord, passons sur l’argument, soutenu également par l’UNAC-CGC, qui consiste à soutenir, qu’il y a victoire syndicale à obtenir de la Direction qu’elle renonce à toucher, aux N70, à notre GVT et à nous faire voler plus gratuitement. Désolé, mais nous avons plus d’ambitions. Rappelons ici que nous avons signé  en juillet 2013 le Plan Transform, et ses 20% de productivité qui se sont traduits, non seulement par un gel des salaires qui dure depuis quatre ans, mais aussi par des diminutions de composition d’équipage. A ces sacrifices – que M. GAGEY considère comme du passé, s’est ajouté tout ce qui a été fait hors Transform : la montée en gamme du service, qui a pour conséquence d’augmenter de façon exponentielle la fatigue du PNC. Le CHSCT PNC a demandé,  à l’occasion de la mise en place du Projet Nouveau Produit Business Long Courrier (Best and Beyond) une expertise. Celle-ci a été réalisée par le Cabinet CATÉIS qui dans ce cadre a été amené à dresser l’état physique et psychologique du PNC. Voici ses conclusions :

Ayant entendu le service de santé au travail, l’expertise relève :

  • "Une dégradation des conditions de travail.
  • Une augmentation de la pression temporelle.
  • Une complexification dans la prise en charge des PNC victimes d’évènements déstabilisants en vol ou en escale.
  • Une augmentation du nombre d’arrêts maladie.
  • L’insuffisance de reconnaissance des efforts effectués.
  • Un sentiment d’injustice au niveau organisationnel."

Baisse des compositions d’équipages.

Diagnostic pris avant la mise en place de Best and Beyond, qui s’annonce ravageur. Alors que le PNC est épuisé, la Direction a pour projet de baisser le nombre de PNC en Cabine Affaire sur toutes les versions inférieures à 35 passagers. Donc de passer de 3 PNC à 2 PNC en Affaire sur A330, A340, 777-35J, 787. Ceci n’est pas inscrit dans l’Accord soumis à signature mais ces projets sont bel et bien présentés dans les réunions auxquelles nous assistons. Ce que confirme M.GATEAU dans son courrier du 13 juillet, repoussant la signature de l’Accord au 22 juillet.

A terme, dans 17 mois par exemple, avec l’intégration du CCP dans le service, le Projet prévoit bien la suppression du C/C dans cette cabine. Aujourd’hui chaque PNC a une bonne raison de faire grève : la charge de travail, sa pénibilité, les conditions précaires dans lesquelles on nous laisse l’effectuer, l’absence de reconnaissance, l’absence de soutien dans des situations difficiles.

Le rapport de force est un recours légitime.

Nous considérons aujourd’hui que la grève que nous allons mener constitue la seule réponse à l’attitude de la Direction. Celle-ci tente par tous les moyens, via notamment l’Encadrement PNC de la discréditer – lire par ailleurs que Monsieur GATEAU trouve cette grève incroyable et d’une durée inédite surprend, n’a-t-il pas connaissance des grèves PNT de 1998, de 2014, et d’en minimiser l’impact. Ne vous laissez pas impressionner, et n’hésitez pas à contacter vos délégués SNPNC/FO - UNSA PNC pour toute précision.

La grève est garantie par notre Constitution. Il s’agit d’un outil démocratique. Que la Direction ne nous reproche pas d’en user : nous lui avons laissé quasiment deux mois pour s’organiser, avec des revendications précises auxquelles elle n’a pas apporté de réponse.

Nous avons d’ores et déjà, dans le but de faire sanctionner les pratiques d’AF visant à détourner l’objet de la Loi DIARD pour dissuader les PNC de faire grève, introduit deux actions en justice : l’une visant à corriger le formulaire AF obligeant le PNC gréviste à indiquer sa date de reprise de travail, ce qui n’est pas prévu dans la Loi DIARD, l’autre à voir garantie la stabilité des plannings des PNC en cas d’aléa (maladie, mais aussi grève), à l’instar de ce dont bénéficient nos collègues PNT.

Nous appelons toutes les autres Organisations syndicales, dont certaines, et non des moindres, se sont montré extrêmement discrètes, à nous rejoindre. Et nous déplorons que l’UNAC-CGC soit sortie du conflit.

Vous avez d’ores et déjà massivement rempli les formulaires Loi DIARD. Ceux qui ne l’ont pas encore fait peuvent encore se déclarer sur :

 

http://unsa.snpnc.org

 

PNC, TOUS EN GRÈVE

DU 27 JUILLET AU 2 AOÛT 

 

 


02 JUILLET 2016

La 10ème réunion de négociation s’est tenue ce vendredi 1ER juillet. Rappelons que l’Intersyndicale PNC a déposé un préavis de grève reconductible pour la période du 27 juillet au 2 août 2016. Etaient présents pour la Direction Mme RIGAIL, MM. GAGEY, GATEAU et DAHER, chacune des trois Organisations Syndicales représentatives étant composée de Délégués syndicaux.

Déclarez-vous gréviste DES MAINTENANT en remplissant le formulaire de l'Intersyndicale PNC : http://unsa.snpnc.org

[Objet inconnu]

La négociation de notre Accord collectif est dans une impasse depuis plusieurs semaines déjà. Non seulement l’Entreprise refuse la quasi totalité de nos revendications, mais elle nous propose un Accord de 17 mois seulement. L'Entreprise qui sait que la conjoncture économique actuelle nous est favorable, veut nous amener à signer un Accord de très courte durée espérant ainsi passer l’été, les élections présidentielles et étouffer la grogne des PNC.

Montrons à l’Entreprise, que nous refusons de reculer pour mieux nous faire laminer dans 17 mois. Bilan des négociations dans les tableaux qui suivent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


9ème réunion : Jeudi 23 Juin

 

 

NÉGO ACG PNC 2016 ACTE IX

NEGO FICTION

La 9ème  réunion de négociation qui devait se tenir ce jeudi 23 juin

et qui s’annonçait comme un nouveau pugilat a été annulée par la Direction.

 

En lieu et place le SNPNC et l’UNSA étaient convoqués le lendemain par Gilles GATEAU qui devait tout mettre sur la table afin de nous faire lever le préavis de grève. La semaine précédente,  le même Gilles GATEAU nous proposait de reconduire seulement 18 mois notre accord en doublant le nombre de rotations dérogatoires et en ne répondant à aucune autre de nos revendications.

Une provocation de plus...

C’est donc le vendredi 24 juin que MM. Gateau, Daher, Bargeton et MME Rigail nous ont reçus pour une proposition provocatrice encore moins acceptable :

La reconduction de notre accord actuel POUR UNE DUREE DE… 5 MOIS !

Soit jusqu’au 31 mars 2017

Le message était clair, nous nous donnons 5 mois de plus pour vous faire comprendre qu’il faut faire des efforts.

Plus que jamais vers une grève massive

Cette nouvelle proposition scandaleuse qui vise à prendre les PNC pour des imbéciles est inacceptable pour l’Intersyndicale PNC. Il paraît maintenant évident que l’Entreprise cherche à gagner du temps et souhaite prendre le risque d’une grève coûteuse. Déclarez-vous massivement en grève afin de continuer à faire pression sur nos dirigeants ! Vous trouverez ci-dessous notre nouveau communiqué de presse.

 

PNC, TOUS EN GRÈVE

Du 27 juillet 2016 00h01 au 2 août  2016 23h59

 

 

 


8ème réunion : Jeudi 16 Juin

 

 

 

 

NÉGO ACG PNC 2016 ACTE VIII

VOTRE PREAVIS ? MOUHAHAHA !!

NÉGO ACG PNC 2016 ACTE VIII

ON NE VOUS RÉPOND À RIEN ET LA GRÈVE… MĒME PAS PEUR !

 

La 8ème  réunion de négociation s’est tenue ce jeudi 16 juin. Rappelons que l’Intersyndicale PNC a déposé un préavis de grève reconductible pour la période du 27 juillet au 2 août 2016.

Etaient présents pour la Direction Mmes DUPIRE et VIVEREUX, MM. DAHER, SEDENT, BARGETON, BREDA et THIBAUDON, chacune des trois Organisations syndicales représentatives étant composée d’une délégation de six Délégués syndicaux.

 

Un goût certain pour le gaspillage

 

Lorsque l’on cherche des définitions au mot vide, on trouve notamment : « se dit d’un contenant qui ne contient rien », ou encore : « qui est sans intérêt, sans valeur, sans signification ». Eh bien, depuis leur commencement, ces négociations correspondent à cela : un emballage (sous vide) avec rien dedans, un processus sans intérêt. Cette 8ème réunion n’a pas dérogé à la règle.

Et pourtant, nos interlocuteurs avaient pris pour une fois un engagement : nous allions voir ce que nous allions voir. Nos 16 revendications que vous retrouvez au verso devaient recevoir des réponses. Il n’en a rien été. La grève ne fait pas peur à l’Entreprise, qui se félicite d’ailleurs plutôt du coût de la grève de nos collègues pilotes (du 11 au 14 juin) qui aurait coûté environ 40 millions d’euros alors que l’Entreprise pouvait s’attendre à 120 millions d’euros. Pour nous PNC, elle préfère sacrifier plusieurs centaines de millions d’euros plutôt que d’accorder la moindre amélioration à quelques millions d’euros.

 

Le vide avant le chaos

Alors que nous pouvions nous attendre à un changement de ton c’est avec la même désinvolture que l’Entreprise assène ses « ce n’est pas possible », « on ne peut rien faire », « on verra », « ça dépendra », « il faut qu’on étudie », « on en discutera » etc… 56 heures de réunions stériles à ce jour où nos interlocuteurs jouent avec vos représentants, affichant le plus grand mépris pour les salariés de l’Entreprise. On utilise 8 phrases qu’on répète à l’infini, c’est bien le seul mode de communication que l’Entreprise a décidé d’utiliser pour s’adresser à vos délégués. La Direction conjugue la négociation au futur, alors que notre préavis est lui bien présent.

 

A la provocation une seule réponse…

Plus que jamais cette 8ème réunion aura servi à valider la nécessité de maintenir notre préavis du 27 juillet au 2 août. Il vous appartient maintenant, chers collègues, d’envoyer vos déclarations de grève dans le respect de la loi Diard afin de faire massivement pression sur nos dirigeants et de les faire revenir à la raison. La procédure de déclaration de grève va vous être communiquée dans les prochains jours.

Montrons à l’Entreprise, qui reste persuadée que nous n’avons pas encore fait  assez d’efforts, que la coupe est pleine.

Voici les réponses données à nos principales revendications :

 

 

 

 

 


 

7ème réunion : Jeudi 9 Juin

 

 

 

 

NÉGO ACG PNC 2016 ACTE VII

FACE À LA GRÈVE : LE MÉPRIS

 

JE REFUSE DE RÉPONDRE À VOS DEMANDES,

JE VEUX TAILLER VOTRE ACCORD EN PIÈCES

ET VOUS M’ADRESSEZ UN PRÉAVIS ?!

 

La 7ème réunion de négociation s’est tenue ce jeudi 9 juin. Précisons pour ceux qui l’ignorent que l’Intersyndicale PNC a déposé un préavis de grève pour la période du 27 juillet au 2 août 2016. Etaient présents pour la Direction Mmes DUPIRE et VIVREUX, MM. DAHER, SEDENT, BARGETON, BREDA et THIBAUDON, chacune des trois Organisations syndicales représentatives étant composée d’une délégation de six Délégués syndicaux. Nous sommes toujours privés de M. GATEAU (les négociateurs PNC étant au même régime que les équipages PNC). Une question se pose : le DGA RH et Politique sociale d’AF étant absent  depuis cinq réunions, la Compagnie doit–elle lui retirer 5/30èmes de salaire ?

 

Un bilan social catastrophique

C’est donc son subordonné, M. Georges DAHER, qui vient croiser le fer. Lorsqu’on parle de croiser le fer, il s’agit d’une figure de style, tant le nouveau meneur de la délégation patronale tient plus, par son mutisme,  de Bernardo que de Zorro. En effet, Monsieur Georges DAHER qui a également échoué avec les Pilotes, n’a pas réussi à éviter, en deux mois de présence à la maison-mère, deux conflits, un avec les PNT, l’autre avec nous PNC. Mais soyons clair, c’est bel et bien la politique de l’Entreprise visant à saigner encore plus les salariés qui est responsable de ce malaise social et nous a contraint à déposer notre préavis de grève.

Ce n’est que par un engagement massif et unitaire des PNC dans le conflit de fin Juillet que nous pourrons faire céder cette Direction.

 

Une démagogie décomplexée

Pour revenir à cette réunion, la seule  intervention de Monsieur  DAHER a été de s’étonner que nous ayons eu l’outrecuidance de déposer un préavis alors que nous étions en négociation. Nous rappelons pour ceux qui n’auraient pas lu les tracts précédents que ce que la Direction appelle la négociation, c’est gagner du temps pour nous amener tranquillement au 31 octobre sans accord. Si nous avons stigmatisé ce comportement pendant une ou deux réunions, nous attirons désormais l’attention de nos interlocuteurs sur leur responsabilité dans le déclenchement du conflit : il faudra expliquer au personnel que la Direction préfère dilapider des centaines de millions dans un conflit long et dur plutôt que de faire profiter le PNC des fruits de la croissance de la Compagnie. Nous saurons quant  à nous remettre les choses dans leur contexte. Pour l’heure, la communication d’AF aux PNC passe par un sondage IPSOS pour proposer au personnel de se passer des syndicats pour fixer  ses règles de travail et de rémunération. Ne soyons pas dupes, c’est bien notre résistance aux projets de la Direction qui amène aujourd’hui celle-ci à solliciter votre avis, la démocratie participative se traduisant par le choix par les PNC eux-mêmes, des mesures d’austérité qu’ils doivent subir.

 

Nous attendons les réponses de l’Entreprise à nos revendications...

De fait, la réunion de ce jour n’aura duré qu’une demi-journée : plutôt que d’effeuiller la marguerite, l’Intersyndicale a énoncé l’une après l’autre, ses revendications. Vous trouverez  dans le tableau ci-dessous, ces revendications, et  les réponses (ou non) de la Direction. Celles-ci sont tellement navrantes que nous avons décidé de quitter la réunion à 12h00, en priant nos interlocuteurs de nous contacter s’ils avaient des réponses sérieuses et concrètes.

 

 

 

 


 

6ème réunion : Jeudi 2 Juin

 

 

 

NÉGO ACG PNC 2016 ACTE VI

 

PNC, TOUS EN GRÈVE

 

AF VEUT LA «CO-CONSTRUCTION» D’UN COMPROMIS…

FONDÉ SUR LES BAISSES DE SALAIRES ET DE COMPOSITION D’ÉQUIPAGE 

 

 

 

La 6ème réunion de négociation s’est tenue le jeudi 2 juin. Etaient présents pour la Direction Mmes DUPIRE et VIVREUX, MM. DAHER, SEDENT, BARGETON, BREDA, THIEBAULT et THIBAUDON, chacune des trois Organisations syndicales représentatives étant composée d’une délégation de six délégués syndicaux.

Une nouvelle fois, le DGA RH et Politique sociale, M. GATEAU était significativement absent ; il avait cependant tenu à adresser à l’Intersyndicale PNC un courrier daté du 31 mai, dans lequel il justifie la forme de la négociation choisie par la Direction, ainsi que ses demandes qui s’inscrivent dans le cadre d’une « co-construction d’un compromis d’un accord ». Nous ne partageons absolument pas son analyse et ne manquerons pas de vous tenir informés de notre réponse.

 

Au menu de la journée : la qualité planning. Autant dire qu’après la réunion de la semaine précédente où la Direction avait commencé à dévoiler quelques-unes de ses (noires)  intentions (cf. notre tract Négo Acte V) : perte de salaire de quelques  80.000 € sur une carrière par le ralentissement des avancements (si, si M. GATEAU, le chiffre de 77.000 € avait été avancé par un membre de la délégation de la Direction, mais il est vrai que vous ne participiez pas non plus à cette réunion…), révision des modalités d’utilisation des N70,  réduction des compopeq sur long et moyen-courrier, etc… Après ces annonces fracassantes, comme si de rien n’était, nos interlocuteurs sont revenus à leurs fondamentaux, à savoir : faire du surplace, comme en cyclisme sur piste, pour contrôler la course. Car si nous ne mésestimons pas l’importance de la qualité du planning pour nous tous, on ne saurait l’échanger contre de la rémunération ou de la productivité. Par ailleurs, la qualité du planning, c’est le lapin que la Direction sort de son chapeau, soit pour éviter de parler de ce qui fâche, soit comme d’une monnaie d’échange sur le mode : « Donne-moi ta montre et je te donnerai l’heure », une souplesse pour le PNC contre l’abandon de règles conventionnelles collectives.

Immobilité, mais aussi stratégie du passage en force : pendant  que la Direction est censée mener une négociation loyale avec les syndicats représentatifs légitimés par le PNC (on rappelle que l’Intersyndicale PNC pèse 45 % des suffrages au premier tour des dernières élections au Comité d’entreprise), elle se répand en boards pour nous stigmatiser. Elle réserve l’exclusivité de l’information des baisses de composition d’équipage sur A319 au Comité d’établissement le 23 mai dernier – il est vrai que nous n’avions fait que 4 réunions de négociation… Dernière nouveauté en date : la mise en place d’un sondage IPSOS fait auprès des PNC et portant sur des sujets aussi innocents tels que : « Faites-vous confiance aux syndicats pour signer un nouvel accord? ». « Ne faudrait-il pas demander aux salariés plutôt qu’aux syndicats d’accepter certains efforts pour permettre le redressement de l’entreprise ? ».

 

Et le PNC n’est pas non plus épargné : « Faites-vous confiance au développement de Transavia? ». Seule question qui nous paraît fort pertinente : « Avez-vous confiance dans la Direction ? ». Nous, on a une petite idée…

La Direction tâterait-elle le moral des troupes dans l’optique d’un futur referendum qui viendrait opportunément se substituer  à un Accord collectif ? Toujours est-il qu’une telle pratique, au beau milieu des négociations, renforce et notre défiance  et notre détermination.

 

L’Intersyndicale ne pratique pas, elle, le double langage. En conséquence, voici nos demandes :

  • Un accord collectif à durée déterminée, d’une durée de 5 ans qui reprend l’accord 2013/2016 assorti des améliorations nécessaires dont :
    • Amélioration du GVT (grille de classes et d’échelons) ;
    • Revalorisation des rémunérations ;
    • Arrêt des vols dérogatoires ;
    • Amélioration de la stabilité des plannings ;
    • Amélioration de la protection des S2 sur MC ;
    • Amélioration des Temps d’Arrêt sur MC ;
    • Amélioration du système « journée Joker » ;
    • Amélioration du calcul des RADD ;
  • Amélioration des options transport pour prendre en compte la problématique des PNC prenant l’avion pour se rendre au travail ;
  • Mise en place d’un  protocole de services long et moyen-courrier garantissant les Compo PEQ actuelles (en nombre de HST, CC et CCP)  en adéquation avec la charge de travail;
  • Pérennité du périmètre du CE Lignes ;
  • Mise en place du système de subrogation pour les arrêts maladie et les AT ;
  • Amélioration de la disponibilité et des tarifs GP ;
  • Cadrage de l’utilisation du PNC dans le cas où le PNC fait valoir son droit de retrait;
  • Engagement clair et écrit de la Direction de la mise en œuvre d’une politique de croissance générant de vraies embauches au sein d’Air France.

 

Nous estimons que l’acharnement de la Direction à exiger de nouveaux sacrifices de la part des  PNC au vu des efforts colossaux déjà réalisés  ainsi que son obsession  à contourner les syndicats représentatifs sont inqualifiables. Les PNC, à l’inverse,  devraient être récompensés pour leur engagement à redresser l’entreprise.

 

Pour ces raisons, nous appelons l’ensemble des PNC à cesser le travail du :

27 juillet 2016 00h00 au 2 août  2016 23h59.

 

DE NOTRE CAPACITE A NOUS MOBILISER MASSIVEMENT A TRAVERS L’ENVOI DE MILLIERS DE FORMULAIRES « LOI DIARD » DEPENDRA L’AVENIR DE NOS CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE NOTRE REMUNERATION.

 

Nous appelons également  tous les syndicats PNC à s’associer à ce mouvement

car seule l’unité sera entendue.

 

TOUS EN GRÈVE !

 

 

 

 

 


 

Vendredi 3 juin 2016 : COMMUNIQUE DE PRESSE

 

l’Intersyndicale PNC appelle tous les PNC,  hôtesses et stewards d’Air France, à cesser le travail pendant une période de 7 jours reconductible du 27 juillet 2016 au 2 août 2016 inclus.

 

 

 

 

 

 


5ème réunion : Jeudi 26 Mai 

 

 

NÉGO ACG PNC 2016 ACTE V

QUAND ON DÉPASSE LES BORNES,

IL N’Y A PLUS DE LIMITES.

 

La 5ème réunion de négociation s’est tenue jeudi 26 mai. Etaient présents pour la Direction Mmes DUPIRE et VIVREUX, MM. DAHER, SEDENT, THIBAUDON, BARGETON, BREDA et THIEBAULT, chacune des trois Organisations syndicales représentatives étant composée d’une délégation de six Délégués syndicaux.

Est-ce l’effet du courrier virulent que nous avons adressé la semaine dernière au DGA RH Gilles GATEAU pour stigmatiser l’absence de négociation et rappeler l’obligation de loyauté dans la négociation qui pèse sur chacune des parties, et donc sur l’employeur ? Toujours est-il que pour la première fois la Direction a avancé ses demandes. Et celles-ci dépassent tout ce que nous avions imaginé, puisqu’elle a décidé ni plus ni moins la mise à sac de notre Accord  collectif. L’addition de toutes ces mesures donne un résultat bien supérieur à Transform 2015 !

Vous trouverez ci-dessous un tableau reprenant les principaux thèmes abordés avec pour chacun d’entre eux les demandes de la Direction et nos commentaires.


4ème réunion : Jeudi 19 Mai 

 

 

 

 

NEGO ACG PNC 2016 ACTE IV:

 

UNE NEGOCIATION LOYALE ET SERIEUSE ?

 

La 4ème réunion de négociation s’est tenue jeudi 19 mai. Cette réunion a atteint des sommets de surréalisme. La Direction ne se cachant pas de jouer la montre et de tout faire pour ne pas montrer les objectifs chiffrés de dégradation de notre accord qu’elle affirme pourtant vouloir obtenir. L’Entreprise, après plusieurs années de discours culpabilisants et de menaces de coupes sombres dans nos accords, a peur d’annoncer la couleur des gains de productivité qu’elle quémande, dans un contexte économique devenu favorable et où notre Compagnie se redresse grâce a nos efforts.

Il est connu qu'il est difficile de guérir du Syndrome de Gilles de la Tourette, surtout quand il consiste à répéter de manière compulsive à ses salariés et sur une longue période le même discours anxiogène.

Fait éloquent : En plus de 30 heures de réunion, l'entreprise n'a pas ouvert les accords collectifs !!!!

N'allez pas imaginer que nous abordons des sujets tels que la qualité planning, les congés, les règles d'utilisation, l’intégration des F.T.L ou encore le calcul de la rémunération, nous en passons et des meilleures, qui pourtant sont primordiaux aux yeux de tous.

Nos interlocuteurs poussent la provocation jusqu’à continuer de discutailler des modalités formelles des rencontres à venir, enchaînent en boucle les slides montrant à quel point nos DDA, nos repos et nos congés sont une nuisance pour l'exploitation. Nous nous demandons alors ce que ferait la Direction pour gagner du temps si POWERPOINT n'existait pas.

Pour mémoire il ne reste que 5 réunions (dans le calendrier serré que M. GATEAU a souhaité) pour aboutir à un accord.

Dans ce contexte, et sans doute pour tâter le terrain, l'Entreprise a fini par décocher sa première flèche : l’attaque de notre GVT (augmentation automatique des salaires via l’évolution des échelons et des classes).

Outre le renouvellement du gel de 3 années pour tous les PNC, il s’agit pour AF d’ajouter un échelon (2 bis) et d’augmenter le temps passé dans les échelons (durée 3 ans dans les 3 premiers échelons iso 2 ans). Cela représente une perte de 67.000€ sur une carrière HST, soit la perte de 2000€ par an, à vie !

Inutile de dire que les délégués SNPNC-UNSA PNC ont assuré l’Entreprise que si elle persistait dans de tels délires nous saurions mobiliser les PNC…

Comme nous l'avions prévu, ceci n'est pas une renégociation d'accord collectif, mais une mascarade.

Outre la provocation permanente que constituent ces réunions, elles sont une fois de plus l’occasion pour l’Entreprise de mépriser ses salariés et leurs représentants. En effet, depuis le début, nous rappelons à la Direction que tout document produit en réunion plénière devraient (dans un souci d’efficacité et de transparence) nous être envoyés en amont afin d’y travailler et de préparer nos questions et objections argumentées. Jusqu’ici la Direction est restée sourde à cette demande qui rentre pourtant dans un cadre défini par la loi : celui d’une négociation loyale et sérieuse.

Vous trouverez, en cliquant ici, le courrier que nous avons adressé à M. GATEAU DG-RH Air France, afin de pousser l’Entreprise à être honnête et sérieuse dans sa façon de négocier.

 

DE NOTRE COTE, NOUS SOMMES D’ORES ET DEJA HONNETES ET SERIEUX QUAND NOUS AFFIRMONS NOTRE DETERMINATION A NE RIEN LACHER.


3ème réunion : Jeudi 12 Mai 

 

NEGO ACG PNC 2016 ACTE III :

 

 

LA DIRECTION VEUT SURTOUT

PASSER L’ÉTÉ

 

La troisième réunion de négociation de notre Accord collectif a eu lieu hier jeudi 12 mai. Etaient présents pour la Direction Mmes DUPIRE et VIVREUX, MM. DAHER, SEDENT, THIBAUDON, BARGETON et BREDA, chacune des trois Organisations syndicales représentatives étant composée d’une délégation de six Délégués syndicaux. On notera que Madame RIGAIL, Directrice du PNC, (depuis deux réunions) et surtout Monsieur GATEAU, Directeur Général Adjoint en charge RH et Politique sociale (depuis 1 réunion  ½) ne font plus partie de la Délégation de la Direction… Cela mesure-t-il l’importance que la Direction attache à ces négociations ?

Cette réunion devait être un véritable tournant, puisqu’elle marquait la fin de la période informelle, d’échanges », pour enfin entrer dans le vif du sujet et mener une véritable négociation. C’est du moins ce qui était annoncé.

 

Mais la réalité est toute autre. La Direction joue la montre pour passer la période de pointe d’activité cet été et surtout arriver à bon port au 31 octobre, quitte à ne pas avoir de texte signé.

 

Pour y parvenir, tous les moyens sont bons : après les échanges informels, où l’on tire des plans sur la comète et où il ne fait pas bon être une mouche, nos interlocuteurs nous balancent des horreurs sur nos salaires, nos horaires, nos repos. Pendant qu’on commente et qu’on s’énerve, c’est toujours du temps de gagné. Nos interlocuteurs se veulent rassurants en nous affirmant que le calendrier fixé jusqu’à fin juin peut se prolonger en juillet et août. Ben voyons ! Il est bien connu de tous les négociateurs que cette période a toujours donné lieu à une négociation intense, avec des réunions régulières et fréquentes. Maintenant, c’est vrai que nous pouvons faire en sorte que la Direction ait prochainement comme activité principale de négocier, et comme activité secondaire de gréer les vols...

Excédée par cette perte de temps, l’Intersyndicale a entamé la négociation par le chapitre Rémunération. Et là, chers collègues, on vous le donne en mille : la Direction n’est pas prête. Celle-là même qui veut diminuer notre coût  de l’heure de vol, qui compare sans cesse (pour les stigmatiser) nos salaires avec ceux de nos homologues de BA ou de Lufthansa, n’est pas prête. Ne soyons pas dupes : au-delà de notre temps de travail et de nos repos, c’est notre système de rémunération qu’AF veut liquider, diminution du coût à l’heure de vol, révision des échelons et des classes.

L’Entreprise souhaite attaquer notre rémunération, mais elle refuse d’afficher un objectif chiffré (ni pourcentage, ni valeur absolue). Nous sommes donc bien face à une position dogmatique qui consiste à réduire la rémunération des PNC. Cela ne peut plus continuer comme cela, et cela ne va pas continuer comme cela. D’ailleurs, on va faire gagner du temps à la Direction. Notre base de discussion, c’est la reconduction de notre ACG 2013/2016, avec les améliorations nécessaires.

 

Sur cette base, l’Intersyndicale demande une négociation courte et efficace, avec comme réel objectif la finalisation d’un accord au mois de juin 2016 pour une application au 1er novembre 2016.

 

L’Entreprise craint un conflit majeur cet été. Nous partageons son analyse !


2ème réunion : Jeudi 28 Avril

 

 

NEGO ACG PNC 2016 ACTE II :

LA DIRECTION VEUT DES HEURES DE VOL, MAIS DU SALAIRE LUI SUFFIRAIT

 

La deuxième réunion de négociation de notre Accord collectif a eu lieu jeudi 28 avril. Etaient présents pour la Direction Mme DUPIRE, MM. GATEAU, DAHER, SEDENT, BARGETON et BREDA, chacune des trois Organisations syndicales représentatives étant composée d’une délégation de cinq DS.

Sur le fond, rien n’a évolué depuis notre précédent tract  (« Je parle, vous m’écoutez, vous parlez, je vous corrige ») : le seul souci de nos interlocuteurs est de nous imposer le plus gros effort de productivité possible. Ceci quel que soit le contexte d’AF, l’état des négociations avec les autres catégories du personnel, les projections sur la situation de l’Entreprise à court et moyen terme, et (évidemment) son « Projet industriel ». Lorsque nous évoquons les négociations difficiles et à ce stade inabouties avec nos collègues PNT, c’est hors sujet, lorsque nous évoquons les résultats positifs d’AF, c’est hors sujet, Transform, c’est hors sujet.

Depuis deux réunions, la méthode de la Direction est la suivante : on ne rentre pas dans les détails techniques, on est ici dans l’échange informel. Raison pour laquelle, le Chef de la Délégation Patronale s’est montré désappointé par notre première communication : nos premières réunions constitueraient une conversation entre amis choisis qu’il est indiscret de révéler. Sauf que cet échange relève pour la Direction de la pédagogie de l’effort : amener les syndicats à, non seulement admettre, mais comprendre et partager la nécessité de consentir des sacrifices. La baisse de nos conditions de travail et de rémunération constitue, en dehors de tout élément, de tout environnement, un dogme intangible. A.de Juniac est parti avec son pactole, et avec lui ses discours brutaux et abrupts, mais la philosophie générale n’a pas changé : le coût du travail constitue la variable d’ajustement. Quand l’Entreprise a de mauvais résultats, il faut faire des efforts, quand elle va bien, il faut mettre la main à la poche pour quand cela ira mal. Tout juste place-t-on en face de nous des interlocuteurs plus policés pour éviter la mauvaise publicité et une enquête parlementaire. Mais rien n’a changé.

Pour revenir à notre négociation, pardon à notre « échange », nous avons eu droit à des slides censés nous convaincre que le PNC ne travaille pas assez. Ainsi, depuis 1997, le nombre d’heures de vol annuelles effectuées par l’ensemble du PNC aurait chuté de plus de 11%. Pas bien. Naturellement, la démonstration ne mentionne pas la densification de nos tâches depuis 20 ans. Mais si l’on regarde les chiffres de plus près, on relève qu’ils incluent les PNC en temps alterné, en maladie, en congé maternité, en congé parental, etc, etc... En réalité, ce sont déjà près de 70 % des PNC qui réalisent l’objectif de 650 heures de vol annuels. Là n’est pas l’essentiel : la Direction veut nous enfoncer dans la tête à grands coups de statistiques que le PNC ne travaille pas assez. En plus, nos éminents gestionnaires veulent nous faire prendre conscience que les PNC en temps alterné ne travaillant pas assez, les PNC 100 % doivent compenser ce manque de présence dans l’Entreprise.

Autre idée reçue : les contraintes imposées au planning qui entravent la productivité du PNC. C’est la faute aux PNC qui posent mal leurs congés payés à Noël ou en été (quelle idée !), à ceux qui posent des périodes courtes et  à ceux qui posent mal leurs DDA ; ni au bon moment, ni sur les bonnes escales. Chers collègues, la solution est simple : respectez les dates et les escales suggérées par l’Entreprise. Mais le meilleur est à venir…

La prochaine réunion de négociation aura lieu le 12 mai. Elle aura la particularité d’être hybride : informelle le matin (toujours dans « l’échange »), formelle l’après-midi. La Direction souhaite que cette réunion soit l’occasion de passer en revue notre accord collectif et d’aborder les thèmes suivants. (Si nos commentaires sont libres, ils s’inspirent très largement du climat qui a présidé à cette dernière réunion.)

 

1-Amélioration de la qualité planning. Le chantier a déjà été traité : posez mieux vos DDA et vos congés ! Amélioration de la qualité de vie au travail : gardez le sourire et vous vous sentirez bien mieux au travail !

2-Améliorer la compétitivité de l’Entreprise et baisser le coût de l’heure de vol : faites plus d’heures sans augmenter votre salaire. Et si vous en faites moins (car nous n’avons pas les avions), votre salaire baissera. Comprendre : c’est dès sa première heure de vol que le PNC doit faire des efforts.

3-Révision des grilles de salaire. Eh oui, la carrière s’allonge (la direction prend pour référence un plan de carrière qui s’étendrait jusqu’à 65 ans !). Il faut donc arrêter l’évolution des classes et des échelons ou, au mieux, prévoir de grosses stagnations ...

4-Redynamisation de la carrière PNC par la révision des modalités de passage C/C et CCP. Une disposition qui concernera tous les 5 ans environ 98 PNC sur 6000. Une discussion doit s’engager sur les possibilités d’évolution de carrière au sein du Groupe AF, par des passages chez HOP ! et/ou Transavia. Nous avons demandé  que la question de la réorientation de l’Encadrement PNC soit ajoutée.

5-Etude de l’option de transport, à condition qu’on ne parle pas de l’avion comme moyen de transport.

6-Etude de la compo PEQ LC et MC : les PNC se marchant un peu trop dessus à bord, il existe des moyens de remédier à cette situation.

7-Envisager d’envoyer des PNC LC faire des heures de vol sur MC pour combler leurs « trous » de planning.

 

Et on exagère à peine. Si nous mettons un peu de dérision dans nos propos, c’est pour traduire les intentions de nos interlocuteurs. La volonté affichée va au-delà de toucher aux marges de notre Accord collectif. Il s’agit bien de s’attaquer aux fondations, à commencer par notre système de rémunération (ce qu’ils finirent par nous avouer, même si l’accouchement fut difficile).

 

Vos Délégués n’ont ni l’intention, encore moins le mandat pour participer à cette grande braderie.

Fidèles au mandat que vous nous avez confié, nous tiendrons nos engagements quant au refus du Plan PERFORM décliné sous quelque forme que ce soit.

Nous vous demandons de vous tenir prêts à toute éventualité.


1ere réunion : Mercredi 13 Avril

NEGO ACG PNC 2016 ACTE I : JE PARLE, VOUS M’ÉCOUTEZ. VOUS PARLEZ, JE VOUS CORRIGE.

La première réunion de négociation de notre Accord Collectif a eu lieu hier mercredi 13 avril. Etaient présents pour la Direction Mmes DUPIRE et RIGAIL, MM. GATEAU, DAHER, BARGETON et BREDA ainsi que les trois organisations syndicales représentatives : SNPNC, UNSA  (l’intersyndicale PNC) et l’UNAC.

Clairement, cela n’a pas bien commencé. Nous avons pourtant, n’en déplaise à nos interlocuteurs, une certaine expérience des ouvertures de négociations, et nous savons qu’elles sont l’occasion pour la Direction de montrer ses muscles pour tenter de prendre un ascendant psychologique. Mais nous considérons qu’il y a certaines limites à ne pas dépasser.

La Direction nous dit que le préalable à cet accord, c’est que l’ensemble des parties partage le même diagnostic. Il faudrait donc oublier les récents très bons chiffres d’AF, ainsi que ceux à venir parce que d’une part, nos concurrents en ont aussi, et d’autre part, qu’il faudrait être prêt à un retournement de tendance. Or, nous considérons que l’embellie traversée par le transport aérien doit profiter aux salariés qui l’ont provoquée, par leurs efforts quotidiens et par les sacrifices consentis via les 20 % de productivité du Plan Transform.

S’agissant du discours de la Direction, il se situe entre la réprimande et le cours magistral : « si  les syndicats, et le PNC ne comprennent pas la nécessité des efforts, c’est que nous ne nous sommes pas suffisamment expliqués sur leur nécessité dans un environnement hautement concurrentiel ». En clair cela donne : «  je parle, vous m’écoutez, vous parlez, je vous corrige ». « Et si les syndicats persistent à ne pas vouloir entendre, au 1er novembre 2016, des règles unilatérales remplaceront l’accord collectif ».

Sur les demandes de la Direction, on a constaté qu’elle n’osait même plus quantifier les efforts qu’elle veut  imposer aux PNC. Ce revirement (un de plus) s’explique par des demandes qui dépassent de loin celles de Transform 2015. On est loin des 9% qui avaient été annoncés par Anne Rigail l’année dernière à la suite des bons résultats de la compagnie.

Ces demandes, qui sont inacceptables pour l’Intersyndicale, sont les suivantes :

  • la diminution du coût de l’heure de vol par une augmentation des heures de vol de chaque PNC, avec une modification des curseurs pour que ces heures surnuméraires soient exécutées quasi gratuitement. Chacun aura compris que cette mesure revient à toucher à notre système de rémunération.
  • suppression des N70 qui constituent pourtant la seule possibilité de repos efficient pour le PNC, compte tenu de la densification des plannings et de l’augmentation de la pénibilité du métier ;
  • modification de notre GVT (classes et échelons) non précisée à ce stade, mais visant en tout état de cause à en supprimer le principe égalitaire au profit du pur choix ;
  • une évolution des règles de carrière non définie pour l’heure, mais qui pourrait aboutir à supprimer toute notion d’ancienneté ;
  • la mixité du long et du moyen-courrier ;
  • de nombreuses règles d’utilisation revues à la baisse et générant sans doute au final une diminution drastique des temps d’arrêt en escale.

Toutes ces mesures ont en commun de générer du sureffectif, alors que l’on nous fait miroiter que la contrepartie de ces efforts serait de l’embauche… Comment peut-on y croire alors qu’il n’y a manifestement aucune volonté de développer la compagnie Air France ? Paradoxalement, on veut nous faire voler plus. Mais sur quels avions ? En réalité, Air France, n’a, et ce depuis longtemps, plus aucune ambition en matière de croissance. La croissance, elle la réserve pour ses filiales Hop ! Transavia et KLM.

Ce que veut la Direction, c’est revenir sur le système de rémunération PNC sans autre contrepartie que de simples promesses et autres engagements non contraignants.

L’Intersyndicale PNC a exprimé à ce stade les revendications suivantes :

Reconduction de notre Accord avec des améliorations, notamment :

  • la stabilité des plannings à l’instar des pilotes,
  • des mesures de planification permettant une véritable articulation vie familiale/vie professionnelle,   
  • la fin des rotations dérogatoires,
  • la mise en place d’une Option Transport  Avion,
  • un accord sur les compositions d’équipage et les ratios,
  • le retour à une indemnité de pressing …

L’Intersyndicale PNC a par ailleurs identifié une source d’économies dans l’évolution de la filière Cadres PNC.

Nos interlocuteurs, peut-être un peu gênés par l’outrance de leur comportement sur le fond et sur la forme étaient, semble-t-il, réticents sur notre volonté de communiquer sur les négociations en temps réel. Sans doute sont-ils inquiets des réactions que leurs demandes inacceptables vont provoquer sur l’ensemble des PNC.

Nous voulons croire qu’il s’agissait d’une boutade, car l’actualité concernant la desserte de Téhéran démontre toute l’importance d’une communication réactive et transparente pour faire aboutir nos revendications.

Nous considérons les exigences de la Direction comme une provocation au regard de la situation financière de la Compagnie et des efforts considérables déjà réalisés par des PNC épuisés par 4 années de montée en gamme accompagnée d’une baisse des compositions d’équipage sans aucune forme de compensation, de 4 années de densification des rotations, de 4 années de blocage des salaires, de 4 années de stigmatisation et de culpabilisation.

Sans présager de la teneur des prochaines réunions, si la Direction persiste dans ses exigences, un conflit majeur restera la seule alternative.


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