De la négociation à la grève. PRÉAVIS MAINTENU

Alors on récapitule !

Alexandre de JUNIAC voulait dégrader nos conditions de travail dès avril 2015, soit 1 an et demi avant l’échéance de notre accord collectif. Le SNPNC et l’UNSA PNC n’ont pas participé à ce marchandage anticipé, rappelant que nous étions protégés par notre accord à durée déterminée jusqu’au 31 octobre 2016. L’amélioration très nette des résultats de l’Entreprise nous donnera raison.

En avril 2016 un 1er round de renégociation de notre ACG débute en présence des 3 syndicats représentatifs. Très vite les réunions tournent court, l’Entreprise exprimant des demandes d’efforts colossaux. L’INTERSYNDICALE PNC (SNPNC et UNSA-PNC) refuse catégoriquement ces efforts démesurés et réclame la reconduction au moins à l’identique de notre ACG sur une durée de 5 ans. L’Entreprise gagnera du temps sans jamais négocier. Pour inverser la tendance l’INTERSYNDICALE PNC posera un préavis de grève long soit près de 2 mois avant la fin des négociations, pour donner une nouvelle chance au dialogue.

Air France proposera alors un accord sur 17 mois seulement (certainement le temps de préparer le projet dévastateur BOOST) et mènera le conflit de 7 jours sans un seul contact avec vos représentants.

 

Une Direction toujours déterminée à ne pas négocier

Les contacts reprendront en octobre 2016 et un nouveau calendrier de négociations sera établi de décembre 2016 à février 2017. L’INTERSYNDIACALE PNC demande alors à négocier en bilatérale sans le dernier syndicat représentatif, espérant ainsi être davantage entendue sur ses demandes. Ce nouveau cycle de négociations se déroulera de la même manière, aucune réponse n’étant apportée à nos demandes. L’INTERSYNDICALE PNC négociera bien jusqu’au 16 février 2017. Entre temps le projet BOOST prendra quelques couleurs grâce à l’aval de 58% des pilotes lors d’une consultation.

 

L’INTERSYNDICALE PNC ne cautionne NI la filialisation des PNC NI leur asphyxie

Il n’est à ce moment plus question pour l’INTERSYNDICALE PNC de nous rendre aux 5 dernières réunions qui n’ont d’autre but que « crédibiliser » par notre présence, l’ACG dégradé proposé par l’Entreprise (élaboré avec l’UNAC) et valider un projet BOOST les yeux fermés.

Le 28 février 2017, la Direction et l’UNAC estiment que les négociations sont closes. Pourtant Air France demandera une dérogation à la DGAC pour appliquer de manière unilatérale les mêmes conditions de notre ACG jusqu’au… 30 avril 2017.

Alors que l’UNAC consulte jusqu’à ce soir ses adhérents sur l’accord dégradé, l’INTERSYNDICALE PNC a repris les négociations jeudi 9 mars avec Monsieur JANAILLAC et ses directeurs. Négociations qui ont été l’occasion de rappeler que seul un accord collectif non dégradé et très long (plus de 5 ans ou à durée indéterminée) pourrait faire le poids face à un éventuel BOOST, et ce à condition d’avoir des clauses de protection extrêmement solides vis à vis de BOOST.

C’est donc dans cette logique que se sont poursuivies les 11 et 13 mars les négociations avec l’INTERSYNDICALE PNC. Cela fait tout de même beaucoup de réunions pour des syndicats stigmatisés pour leur soi-disant absence des négociations...

La seule « avancée » a été de proposer cet accord dégradé sur 5 ans au lieu de 4 ans et sans donner de nouvelles garanties suffisantes quant à BOOST.

Aujourd’hui Franck TERNER vous informe dans vos web mails que des discussions sur BOOST pourraient reprendre, mais sans revoir sa proposition d’ACG INACCEPTABLE.

 

PLUS QUE JAMAIS DÉCLARONS NOUS EN GRÈVE

 

Les PNC d’AIR FRANCE font face aujourd’hui à un lynchage inédit :

 

- La Direction propose à signature un ACG de 4 ans bien pire que TRANSFORM :

Dégradation à venir des compo-peq, abattement des jours OFF, déplafonnement à 85h, remise en cause de la RTT sur les mois à 31 jours,

9 rotations dégradées avec des temps d’arrêt réduits de moitié.

 

- La Direction filialise une partie de l’activité PNC en mettant en place une compagnie BOOST dont les PNC seront nos concurrents directs dans 4 ans :

Plus besoin de benchmarks externes, ils se feront en interne.

Dans 4 ou 5 ans, on comparera le coût des PNC AF et BOOST et devinez quelles seront les conclusions... « PNC Air France, trop chers et pas assez productififs »

 

Quelles solutions à cela ?

Un accord de périmètre BOOST à durée indéterminée n’est pas suffisant, car même s’il limitait l’expansion de cette filiale (nous doutons que les Pilotes acceptent d’être contraints par les PNC), il n’empêchera pas de nous mettre en concurrence afin d’obtenir une baisse certaine  de notre rémunération et de nos conditions de travail dans 4 ans.

 

LA SEULE PROTECTION POUR LES PNC AIR FRANCE MAINTENANT QUE BOOST A RECU LE FEU VERT DES PILOTES EST UN ACG LONG ET PROTECTEUR.

 

Quelles armes face à ce danger ?

La mobilisation de tous les PNC est essentielle car

JAMAIS LA MENACE N’A ÉTÉ AUSSI GRANDE.

 

Si vous ne voulez pas d’un ACG de 4 ou 5 ans dégradé qui, à son terme, nous laissera démunis face à la concurrence frontale de BOOST, alors donnez des armes à l’INTERSYNDICALE pour combattre ce projet.

 

Notre avenir nous appartient, tous ensemble nous serons forts !

Pour un ACG long et protecteur au delà de 4 ou 5 ans

pour refuser toute permutabilité avec BOOST

 

AFIN DE NOUS APPUYER, FAITES-VOUS ENTENDRE

DÉCLAREZ-VOUS MASSIVEMENT EN GRÈVE

LES 18-19 ET 20 MARS

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