Intersyndicale

Monsieur le Président de la République. Aujourd’hui, si nous prenons la liberté de nous adresser à vous, c’est que nous considérons que la société Air France n’a pas mis en place les ressources nécessaires pour assurer le niveau de sûreté et de sécurité requis par cette situation exceptionnelle notamment lorsque les Personnels Navigants séjournent dans des escales réputées sensibles.

Dear friends, Dear colleagues,

Last Friday we have all been attacked barbarously. The murderous and utterly inhumane attack on our French brothers and sisters in Paris is a push towards the European heart. In our hearts and in our minds we from EurECCA show today our solidarity with our friends in France. We say: you are not alone in this difficult hour.
The Europe family that we are stands united in grief at your side.

Devant le déferlement de violence auquel nous avons assisté le 13 novembre à Paris et Saint Denis, l’Intersyndicale Air France se joint à la peine des familles et des proches des victimes. Dans ces moments tragiques, une pause est nécessaire pour que les salariés citoyens que nous sommes toutes et tous, réfléchissent collectivement à la situation au lendemain des attentats.

Grâce à la mobilisation exceptionnelle des salariés les 5 et 22 octobre 2015, l’Intersyndicale d’Air France a été auditionnée à l’Assemblée Nationale, le 4 novembre, par les députés des Commissions des Affaires économiques et sociales et du développement durable. Vous pouvez également visionner l’intégralité des interventions sur le lien: http://www.lcp.fr/emissions/travaux-assemblee-14e-legislature/vod/176276-audition-de-l-intersyndicale-d-air-france

Personne n’ignore que des entretiens préalables se sont déroulés pour des salariés du sol ainsi que des pilotes ces derniers jours au sein de l’entreprise. Certains pensent que les salariés mis en cause ont agressé les deux cadres dirigeants le 5 octobre dernier, ou bien se sont fait complices de l'entrée (tout à fait autorisée par ailleurs !) de salariés au Siège. Suite à une grosse pression mise par Matignon, et grâce aux images qui ont fait le tour du monde, la direction veut en faire des exemples pour que l’ensemble des salariés d’Air France associent mouvement social et violences et ne se mobilisent plus pour défendre leur avenir et celui d’Air France.

L’intersyndicale, aujourd’hui réunie, a pris acte des premières lettres de licenciements de nos collègues du sol. Nous vous l’avons expliqué, il n’y a rien dans les dossiers “d’accusation” qui justifie de près ou de loin ces décisions, et ce avant même que les faits soient officiellement établis par la justice.

L’intersyndicale dénonce « les conditions de l’arrestation de ces salariés, présumés innocents » mais aussi « la violence sociale des projets de la direction d’Air France en négociation » .La compagnie est « aujourd’hui en crise par manque de vision stratégique cohérente de ses dirigeants » . La direction est coupable d’orchestrer des licenciements dans un contexte de croissance du transport aérien, ce qui constitue « une faute majeure » .

Précisions du SNPNC FO et de l'UNSA PNC sur le rassemblement intercatégoriel et intersyndical du 5 octobre 2005.

Madame la Directrice,

Nous accusons réception de votre réponse à notre courrier du 8 septembre qui amène de notre part plusieurs remarques.

En premier lieu, vous évoquez le calendrier de l’Entreprise qui impliquerait que la « révision » de l’Accord collectif PNC que vous souhaitez soit réalisée dans les 15 jours. Nous attirons votre attention sur le calendrier du PNC qui n’a donné aucun mandat à ses Représentants pour mettre à mal et à la va-vite ses conditions de travail et de rémunération.

Monsieur le Premier Ministre,

L’ensemble des organisations syndicales d’Air France signataires du présent courrier s’unit aujourd’hui dans une démarche commune qu’elles veulent solennelle après une série de décisions prises dans les derniers mois par votre gouvernement, qui placent les compagnies aériennes françaises, en premier lieu Air France, dans une situation délicate au regard de leur situation économique et de la concurrence internationale à laquelle elles doivent faire face.