Intersyndicale

Personne n’ignore que des entretiens préalables se sont déroulés pour des salariés du sol ainsi que des pilotes ces derniers jours au sein de l’entreprise. Certains pensent que les salariés mis en cause ont agressé les deux cadres dirigeants le 5 octobre dernier, ou bien se sont fait complices de l'entrée (tout à fait autorisée par ailleurs !) de salariés au Siège. Suite à une grosse pression mise par Matignon, et grâce aux images qui ont fait le tour du monde, la direction veut en faire des exemples pour que l’ensemble des salariés d’Air France associent mouvement social et violences et ne se mobilisent plus pour défendre leur avenir et celui d’Air France.

L’intersyndicale, aujourd’hui réunie, a pris acte des premières lettres de licenciements de nos collègues du sol. Nous vous l’avons expliqué, il n’y a rien dans les dossiers “d’accusation” qui justifie de près ou de loin ces décisions, et ce avant même que les faits soient officiellement établis par la justice.

L’intersyndicale dénonce « les conditions de l’arrestation de ces salariés, présumés innocents » mais aussi « la violence sociale des projets de la direction d’Air France en négociation » .La compagnie est « aujourd’hui en crise par manque de vision stratégique cohérente de ses dirigeants » . La direction est coupable d’orchestrer des licenciements dans un contexte de croissance du transport aérien, ce qui constitue « une faute majeure » .

Précisions du SNPNC FO et de l'UNSA PNC sur le rassemblement intercatégoriel et intersyndical du 5 octobre 2005.

Madame la Directrice,

Nous accusons réception de votre réponse à notre courrier du 8 septembre qui amène de notre part plusieurs remarques.

En premier lieu, vous évoquez le calendrier de l’Entreprise qui impliquerait que la « révision » de l’Accord collectif PNC que vous souhaitez soit réalisée dans les 15 jours. Nous attirons votre attention sur le calendrier du PNC qui n’a donné aucun mandat à ses Représentants pour mettre à mal et à la va-vite ses conditions de travail et de rémunération.

Monsieur le Premier Ministre,

L’ensemble des organisations syndicales d’Air France signataires du présent courrier s’unit aujourd’hui dans une démarche commune qu’elles veulent solennelle après une série de décisions prises dans les derniers mois par votre gouvernement, qui placent les compagnies aériennes françaises, en premier lieu Air France, dans une situation délicate au regard de leur situation économique et de la concurrence internationale à laquelle elles doivent faire face.

Vous avez certainement eu vent de la mésaventure qu’ont vécue cet été nos collègues PN (1PNC, les 2 OPL et le CDB) bloqués à Bali, et n’ayant pas pu revenir à temps pour assurer leur vol
retour Kuala-Lumpur (KUL)-CDG. Beaucoup de propos, parfois émis à tort et à travers, ont fusé. Il y a lieu dès lors de remettre les événements dans leur contexte. Nos collègues assuraient une rotation leur laissant plus de 72h d’escale à KUL et avaient organisé, sur ce temps libre, une excursion à Bali. Conscients des aléas possibles pour revenir à KUL, ils avaient pris des billets payants et prévu de prendre plusieurs vols de marge pour leur retour. Malheureusement, du fait de la soudaine éruption d’un volcan dans la région, l’espace aérien a été fermé, bloquant ainsi nos collègues sur place. Le vol KUL-CDG a donc dû être annulé.

L’Entreprise entretient aujourd’hui un climat social tendu, déroulant un plan basé sur la peur et le chantage. La Direction exige des efforts démesurés assortis de menaces sur l’emploi alors que la situation de l’entreprise s’améliore.

Le rapport d’activité́ de l’année 2014 présenté lors du conseil d’administration de la CRPN le 25 juin 2015 affiche un résultat net en bénéfice de 164 M€ pour l’exercice clos le 31 décembre 2014 (60 M€ au 31 décembre 2013). Pourtant, cette année encore, il s’inscrit dans le contexte difficile traversé par le transport aérien.

Mercredi 15 juillet 2015 - L’ensemble des organisations syndicales d’Air France prend acte des annonces récentes de la direction de la compagnie et dénonce unanimement la stratégie d’attrition envisagée. L'Etat, actionnaire principal, ne saurait entériner une diminution brutale de l’activité qui à terme signera la fin de l’histoire d’Air France dont il est comptable vis-à-vis des Français.