easyJet le Bulletin 06 juillet 2020

 

BAISSE DE 30% DES EFFECTIFS

Engager un bras de fer ne nous effraie pas

Le 28 mai dernier notre CEO a indiqué qu’une baisse des effectifs jusqu’à 30% était programmée,  créant ainsi une situation d’extrême angoisse pour nombre d’entre nous.  Le 30 juin la première étape concernant les PNC est annoncée, outre la fermeture plus que probable des bases de NCL, STN et SEN, une baisse drastique des effectifs est programmée à Berlin et sur d’autres bases au Royaume Uni.  À ce jour aucune annonce n’a été faite pour la France, mais ne soyons pas dupes, la direction avance étape par étape…  

Pour le SNPNC, et on s’y engage dès à présent, ici c’est la France, pas le Royaume-Uni, et encore moins l’Irlande, et, avant d’engager des discussions, il va falloir nous convaincre des besoins réels, nous fournir des chiffres que nous demanderons au CSE d’expertiser.  Le SNPNC n’acceptera pas de projections sans preuve et sans contre-expertise.  Il est primordial que chacun comprenne que la direction va utiliser la peur pour faire passer ses projets.  

 

On ne serait pas étonné de voir des propositions de changement des conditions de travail, en échange de promesses de maintien dans l’emploi, promesses qu’elle ne tiendra pas ensuite. Il faudra alors être extrêmement soudés autour des organisations syndicales, faire jouer le corporatisme, faire bloc ensemble et bien comprendre que la crise Covid sera utilisée comme un argument opportuniste pour que certains directeurs obtiennent leur bonus sur notre dos à tous.  C’est seulement si nous sommes convaincus que les demandes que pourrait faire la Compagnie sont cohérentes, que nous demanderons aux adhérents de se positionner par vote.  Bien entendu nous avons d’ores et déjà pour priorité évidente de  mettre en marche tous les dispositifs possibles en France permettant de sauvegarder un maximum d’emplois PNC sur nos bases, et, à cet égard le SNPNC appelle la Direction à ouvrir la négociation pour la mise en œuvre du dispositif ARME (Activité Partielle de Longue Durée) à easyJet en France.

 

UNE REPRISE EN SLOW MOTION

easyJet serait-elle devenue timide ?

Le rythme de la reprise début juillet est bizarrement très lent à easyJet comparé à d’autres Compagnies. Alors que chez nos concurrents RYR, WZZ ou TVF, on observe une agressivité manifeste d’occuper la place, easyJet reste comme une « belle endormie » en plein cauchemar entre son actionnaire principal bien capricieux, son COO et ses réflexions hors- sol sur le coronavirus en février, son plagiat ridicule d’un discours du PM irlandais, et  sa « soif de sang » à vouloir virer un maximum d’employés, sans oublier un CEO dont l’absence de leadership devient alarmante.  Au final, c’est à croire que l’équipe de direction fait tout pour reléguer easyJet au second voire troisième plan partout où elle est implantée.  Le SNPNC alerte cette direction quant à ses choix et l’invite à renouer avec l’aspect pioneering de la Compagnie.  Le SNPNC s’interroge également sur les scénarios pessimistes mis en avant par easyJet quand on observe un concurrent irlandais qui - juste après avoir obtenu des baisses de salaire-, indique ironiquement un retour à la normale non plus en 2023 mais en 2021 finalement… De là à penser à un management par la peur pour faire passer des baisses de coûts, il n’y a qu’un pas… et si baisse de coûts = Bonus pour la direction, alors il n’y a plus de doute.  Le SNPNC invite par ailleurs l’ensemble de la direction de la Compagnie à renoncer à ses bonus jusqu’à 2023, afin de rester cohérente avec son scénario.

 

BOD&NTE… Forget us not !

Une réunion Skype

Le SNPNC dénonce un quasi-abandon des PNC de ces deux bases par la direction des ressources humaines et de Cabin Service.  En effet nous avons pu discuter avec des collègues de ces deux bases et avons alerté la direction sur leur situation de stress et d’anxiété, sans pour autant que cela n’émeuve nos managers.  À la demande très insistante du SNPNC, et, faisant suite aux rumeurs (les bases ferment etc etc) qui nous avaient été remontées par quelques-uns d’entre vous, une réunion d’information Skype sera organisée par Cabin Service et Reginald Otten, sur chaque base.  Réunion pour laquelle vous recevrez une invitation. Ce sera la parfaite occasion pour chacun de poser ses questions et éviter les rumeurs.  Elle prévue avant la fin de cette semaine. 

 

 

Un service RH à « la ramasse totale »

Une direction RH qui ne rassemble pas du tout

Dans une période compliquée de crise sanitaire et de mise en place de l’activité partielle, le service RH devait être la clef de voûte  locale, le moteur du rassemblement lors de cette période, or ce service a pris la direction du conflit et de la mauvaise foi.  Entre le non respect des consignes sanitaires du gouvernement, la communication tardive des fiches gestes barrières, le cafouillage de calcul de l’AP, la mauvaise foi sur les formations FNE et sur le délai de prévenance des CTB, la direction de ce service a clairement décidé de travailler contre les salariés.

Pour illustration, alors que les syndicats étaient encore en discussion avec les responsables des opérations PN sur l’interprétation du délai de préavis des CTB, la direction du service RH n’a pas trouvé mieux que de vouloir, on cite « passer en force », comme en témoigne le courriel adressé aux avocats de la Compagnie le 26 juin dernier, email envoyé par erreur à un de nos délégués syndicaux (ça,il fallait le faire quand même !).  Preuve formelle de la très mauvaise foi de la direction de ce service, qui, par ailleurs nous avouait ne pas être familière avec nos accords fixant nos règles de travail… Ces accords, qui font partie de la stratégie de la Compagnie, ont pourtant un garant… Le service RH.

En outre, que penser des nombreuses absences déroutantes des collègues qui gravit(ai)ent autour de la direction des ressources humaines, voire même du départ de la Compagnie en pleine crise pour certains ? Auraient-ils été dégoûtés ?  Etaient-ils trop intègres pour accepter de continuer à jouer le jeu que la direction leur imposait,  ne supportaient-ils plus de se voir déléguer de plus en plus de tâches sans les moyens pour les réaliser ? Eux-seuls peuvent répondre, il est toutefois légitime de se poser la question et de s’inquiéter pour la suite.

Enfin, alors que le service RH sera un des acteurs principaux dans les semaines à venir dans la réorganisation qui nous pend au nez, comment engager des discussions qui se doivent d’être honnêtes et dans l’intérêt de tous dans un tel contexte de défiance envers la direction de ce département ? 

Comment faire confiance à une direction qui nous a démontré, e-mail à l’appui, vouloir nous la faire à l’envers ?  À ce jour, sans changement de méthode, c’est impossible… En l’état, la route pour un conflit majeur est clairement dessinée.

Pour le SNPNC, il est temps que la direction du service RH exerce un virage à 180° et réalise que sa mission n’est pas de travailler contre les salariés mais avec les salariés et leurs représentants, tous réunis et rassemblés dans l’intérêt de la Compagnie et de son futur.  

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