Quand le manque d'Europe coûte cher aux transports

L'unité spécialisée du Parlement européen spécialisée sur la "valeur ajoutée européenne" a produit un rapport sur le secteur des transports, en réponse à une demande de mars 2013 de la commission Transport du Parlement. Il en ressort que l'absence de libéralisation du secteur risque de lui coûter cher.

 La publication de cette étude coïncide avec la prise de fonction de la nouvelle commissaire en charge des transports, Violeta Bulc, le 1er novembre. La commissaire dispose de 100 jours pour définir les politiques qu'elle souhaite mettre en place avant de les présenter au Parlement européen et au Conseil de l'UE.

Le rapport élaboré par le Parlement détaille tout ce qui a été accompli jusqu'à ce jour dans le secteur des transports et souligne les domaines dans lesquels les lois européennes devraient prévoir davantage de libéralisation. L'étude estime également les pertes qu'engendrerait l'absence de telles lois.

L'étude estime également que la libéralisation de l'espace aérien européen a été très lente et reste très fragmentée. Pour que l'UE soit gagnante, sur le terrain, elle doit parvenir à faire aboutir son projet de ciel unique, un programme européen pour l'amélioration du trafic aérien.

« La conséquence de l'absence d'un espace aérien européen unique et intégré [...], ce sont des avions qui ne prennent pas des trajectoires directes, mais sont forcés de faire des détours, ce qui engendre des retards coûteux sur les plans économiques et environnementaux », jugent les experts.

Le rapport estime que si l'union parvient à supprimer ces faiblesses, le secteur des transports arrivera à « une meilleure mobilité, un meilleur impact environnemental, une meilleure cohésion interne et une meilleure compétitivité internationale pour l'UE ».