CityJet - Les temps irlandais

C’est désormais une triste banalité... Lorsqu’un PNC du Groupe Air France souhaite en savoir un peu plus sur son avenir et celui de son Entreprise, il existe une seule alternative : consulter une voyante ou lire la presse. La Direction de CityJet n’étant pas réputée pour sa fibre sociale, elle n’a cure d’informer ses salariés sur leur devenir...Alors qu’elle reste d’un mutisme affligeant tant auprès des salariés que des représentants du personnel, c’est dans le Irish Times du 15 avril 2013 que l’on voit se lever un coin du voile. Selon le quotidien irlandais, deux repreneurs seulement restent désormais en course pour la reprise de notre Compagnie :

  • ASL Group : basé en Irlande est une joint-venture entre la Compagnie Maritime Belge (51%) et 3P Air Freighters (49%). Le groupe compte 1200 salariés et possède trois compagnies aériennes : Air Contractors (Irlande), Europe Airpost (France) et Safair (Afrique du Sud). Le président d’ASL Group est Jean-François Dominiak (54 ans) également PDG d’Europe Airpost.
     
  • INTRO Aviation GmbH : Fonds d’investissement allemand crée en 1973, dont le siège social est à Reichenschwand (Bavière). C’est également une société de consulting spécialisée dans l’aérien notamment dans la restructuration de compagnies. INTRO Aviation est dirigé par Peter Oncken (48 ans).

Au SNPNC, nous ne nourrissons aucune illusion : quelque soit le repreneur de CityJet, les salariés doivent s’attendre à subir les conséquences sociales d’une restructuration de notre Compagnie qui flirte dangereusement avec les 10 M€ de déficit.

Cela étant dit, et même si Christine OURMIÈRES se fiche sans doute pas mal de l’avis des salariés, nous penchons plutôt pour la solution ASL Group. Pour deux raisons au moins...

La première : ASL est propriétaire d’Europe Airpost, Compagnie française qui affiche un profit net de 3 M€ en 2012 en dépit du contexte économique difficile et qui, malgré tout, entretient le dialogue social avec ses salariés. Elle pourrait constituer une structure d’accueil pour les PNC de la Base Paris de CityJet si l’existence de cette dernière venait à être mise en cause par le repreneur...

La deuxième : Les restructurations made in Germany s’embarrassent peu de fioritures sociales ; Il suffit pour s’en convaincre de regarder comment le moyen-courrier de Lufthansa est petit à petit externalisé vers la low cost Germanwings. On doute qu’Intro Aviation ait une meilleure approche du problème notamment pour la base Paris.

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