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Un A 340 d’Air France a frôlé le décrochage en juillet

Airbus Industries A 340-600 plane flies next to an A-318 aircraft during a presentation at the Inter..

Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) a ouvert une enquête en juillet sur un incident survenu lors d'un vol Air France reliant Caracas (Venezuela) à Paris qui comporterait des similitudes avec l'accident du Rio Paris en 2009, selon le figaro.fr qui révèle l'information. Le BEA a confirmé l'ouverture dune enquête. «Nous avons été informés par Air France et nous avons ouvert une enquête le 26 juillet», a déclaré la porte-parole du bureau

Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) a ouvert une enquête en juillet sur un incident survenu lors d'un vol Air France reliant Caracas (Venezuela) à Paris qui comporterait des similitudes avec l'accident du Rio Paris en 2009, selon le figaro.fr qui révèle l'information. Le BEA a confirmé l'ouverture dune enquête. «Nous avons été informés par Air France et nous avons ouvert une enquête le 26 juillet», a déclaré la porte-parole du bureau

, rappelant que les enquêteurs français mènent environ 400 enquêtes par an.

Selon le site du quotidien, le BEA s'est intéressé à cet incident car il présenterait des similitudes avec l'accident du vol Air France Rio-Paris en 2009, qui reste à ce jour inexpliqué. La porte-parole du BEA n'a pas souhaité commenter cette affirmation, soulignant toutefois que ce vol Caracas-Paris avait été opéré par un Airbus A340, alors que l'avion accidenté du Rio-Paris était un A330. «L'accident de l'AF447 et cet incident constituent des événements de nature différente», a assuré de son côté le porte-parole d'Air France, interrogé par l'AFP.

L'avion prend 900 mètres d'altitude en une minute

L'incident est intervenu le 21 juillet. Après une heure et demi de vol, l'Airbus reliant Caracas à Paris-CDG traverse «une zone de turbulences sévères et non prévue, au nord de l'arc antillais», a détaillé le porte-parole. «L'avion, subissant un fort cisaillement de vent, a quitté son altitude de croisière», a-t-il ajouté.

Selon le rapport d'incident, l'avion s'est d'abord retrouvé en survitesse, l'alarme «overspeed» se déclenchant. Simultanément, le pilote automatique se désactive. Son assiette se modifie de près de 11° vers le haut et l'appareil prend l'altitude très rapidement – 3 000 pieds, soit plus de 900 mètres – en une minute, perdant beaucoup de vitesse pour se retrouver à 205 noeuds (369 km/h). «L'AF 447 a décroché à 202 nœuds, explique un pilote d'Air France au figaro.fr. Notre appareil était donc à 3 nœuds (5,4 km/h) du décrochage».

La diminution «de l'intensité des turbulences s'accompagne d'une réduction de l'assiette de l'avion, puis d'un retour à des paramètres de vols normaux», peut on lire dans le rapport d'incident qui indique que l'incident a duré deux minutes. L'annonce rapide depuis le cockpit  explique qu'il n'y ait pas eu de blessés.  «Après correction de la trajectoire par l'équipage, l'avion s'est posé normalement à Paris-CDG et aucun blessé n'était à déplorer parmi les passagers et l'équipage», poursuit le porte-parole de la compagnie.

Beaucoup de questions en suspens

«Aucun défaut de la chaîne anémométrique (sondes de vitesse, ndlr) n'a été constaté et l'avion n'a pas évolué en mode dégradé» comme cela a été le cas lors du Rio-Paris, relève de son côté une source proche du dossier. Mais l'incident pose un certain nombre de questions, selon cette source citée par l'AFP. «Pourquoi le pilotage automatique s'est désengagé ? Pourquoi l'Airbus a-t-il pris cette altitude?» et «comment sont interprétées les alarmes d'Airbus en zone de turbulences».

Ce nouvel «incident prend un relief particulier avec l'accident du Rio – Paris», estime un proche de l'enquête cité par le Figaro. «Il va permettre de comprendre s'il y a un problème sur l'Airbus ou s'il y a bien un problème de formation des équipages au pilotage manuel à haute altitude».

En juin 2009, le vol AF 447 d'Air France s'est abîmé au large du Brésil en juin 2009 avec 228 personnes à bord. A ce jour, l'accident reste inexpliqué, le givrage des sondes mesurant la vitesse étant la seule défaillance établie mais les enquêteurs ont toujours dit qu'elle ne pouvait expliquer à elle seule l'accident. Dans leur dernier rapport publié fin juillet, ils ont également pointé une série de défaillances des pilotes. «Rien ne permet à ce stade de remettre en cause les compétences techniques de l'équipage», avait alors réagi Air France, critiquant la fiabilité de l'alarme de décrochage de l'Airbus. La compagnie avait estimé que ses «multiples activations et arrêts intempestifs et trompeurs» avait «fortement» handicapé l'équipage.

LE RAPPORT D'INCIDENT

«SECURITE DES VOLS
Level bust en turbulences
Pôle Com SV – 26/07/2011 09:11

En croisière au FL 350, en IMC de nuit, un A340 en provenance de CCS traverse une zone de turbulences sévères, 10 nm au nord de la position 18N060W.

L'avion subit un fort gradient de vent (+22 kt de vent effectif en 5 s), avec une vitesse atteignant Mach 0.88 (MMO de 0.86) pour une CAS=304 kt avec déclenchement de l'alarme Overspeed. Simultanément, une déconnexion de l'AP se produit. L'assiette de l'avion augmente ensuite progressivement vers 11°, avec un vario voisin de 5000 ft/min.
Moins d'une minute après la déconnexion de l'AP, l'avion atteint le FL380 avec une vitesse en diminution vers Mach 0.66 pour une CAS=205 kt (Mach GD =0.78, GD=276 kt).

La diminution de l'intensité des turbulences s'accompagne d'une réduction de l'assiette de l'avion, puis d'un retour à des paramètres de vol normaux.

La période de turbulences dure deux minutes avec une intensité plus prononcée lors des 30 premières secondes. Plusieurs pics d'accélération verticale sont enregistrés, les valeurs limites atteignant +1.7 g/+0.5 g.
Les informations météorologiques fournies à l'équipage n'indiquaient pas de turbulences dans cette zone du parcours. Le radar météo était en fonctionnement.

Aucun blessé n'est à déplorer parmi les passagers et 2 CRAT bénins sont rédigés par l'équipage commercial.
La rapidité de transmission de l'annonce «ici le poste de pilotage, PNC assis attachés, turbulences fortes », a contribué à limiter les dommages corporels en cabine.

Mise à jour 28/07/2011 : cet évènement fera l'objet d'une enquête du BEA à laquelle Air France sera associée».

source :

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