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Air Austral : David Rocher veut porter également plainte contre l’aviation civile

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Le pilote d'Air Austral, David Rocher, en arrêt maladie depuis plus de deux ans va porter plainte contre l'aviation civile (DGAC) et son représentant Patrick Gandil pour "mise en danger délibérée de la vie d'autrui". Une nouvelle plainte qui fait suite à celle qu'il avait déposée en mai 2010 contre son employeur, Air Austral, pour "violation des règles élémentaires de sécurité et du code de l'aviation civile". 


Le pilote d'Air Austral, David Rocher, en arrêt maladie depuis plus de deux ans va porter plainte contre l'aviation civile (DGAC) et son représentant Patrick Gandil pour "mise en danger délibérée de la vie d'autrui". Une nouvelle plainte qui fait suite à celle qu'il avait déposée en mai 2010 contre son employeur, Air Austral, pour "violation des règles élémentaires de sécurité et du code de l'aviation civile". 

 

David Rocher estimait que la compagnie l'avait poussé à mettre en danger par deux fois la vie des passagers dans un contexte d'intempéries. Il avait été obligé d'exécuter, contre son avis de pilote, deux atterrissages dans des conditions météo qui, à son sens, étaient trop périlleuses : lors du cyclone Ando en 2001 et pendant le cyclone Gamède en 2007. 

La plainte contre l'aviation civile sera déposée dans le courant du mois de janvier 2012. David Rocher reproche au directeur général de la DGAC d'avoir fait preuve de négligence et d'absence de surveillance sur la compagnie Air Austral ce qui a conduit selon lui à "la mise en danger de la vie des passagers et des personnels navigants d'Air Austral", explique-t-il dans les colonnes du Quotidien. 

Source : Zinfos974.com – 31 décembre 2011


Air Austral : L’Élysée relance la plainte d’un ancien pilote

A la demande de l’Elysée, la ministre des Transports Nathalie Kosciusko-Moriset, a demandé au directeur général de l’Aviation civile de réexaminer la plainte de David Rocher, ancien pilote d’Air Austral, dénonçant des manquements à la sécurité. La plainte avait été classée sans suite par le parquet de Saint-Denis.

Le 28 décembre 2009, David Rocher, officier pilote de ligne sur Boeing 777 à Air Austral, dépose plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui. Sa démarche s’appuie sur deux événements qui auraient pu avoir des conséquences catastrophiques, un retour à Gillot en janvier 2001 pendant le passage du cyclone Ando « sous un véritable déluge » et surtout un décollage de la Réunion pour Paris le 24 février 2007 alors que notre île se trouvait en alerte orange, sous la menace de Gamede.

TRANSMIS A L’AVIATION CIVILE

Selon David Rocher l’équipage n’aurait décollé dans des conditions météorologiques plus que limites que sous la pression de Gérard Éthève, président du directoire et directeur général d’Air Austral. « Cette plainte a été déposée par Monsieur David Rocher, après que la société Air Austral ait refusé de lui verser la somme de deux millions d’euros qu’il avait réclamée en menaçant du dépôt de cette plainte », affirmait Gérard Éthève. Cela lui vaut d’être aujourd’hui poursuivi en diffamation par David Rocher. La plainte est en cours d’instruction. Le 21 juillet 2010, le procureur de la République de Saint-Denis classait la plainte pour mise en danger de la vie d’autrui sans suite. David Rocher en applelait à Nicolas Sarkozy. Sur demande de l’Elysée, la ministre des Transports, Nathalie Kosciusko-Moriset a transmis le dossier au directeur général de l’Aviation civile « pour un examen attentif ». Air Austral réserve pour l’instant sa réaction. « Nous n’avons pas encore été destinataires de ces documents », indique Alain Abadie, secrétaire général de la compagnie réunionnaise. David Rocher était depuis septembre 2008 délégué syndical du Syndicat national du personnel de l’aviation civile (SNPAC). Témoin de ce qu’il jugeait être des dysfonctionnements graves au sein de la compagnie réunionnaise, David Rocher avait choisi la voie syndicale afin de les dénoncer sans risquer de perdre son emploi. Bien que personnel protégé, David Rocher avait alors été licencié. L’inspection du travail avait sommé Air Austral de le réintégrer. Il n’a jamais repris les commandes au sein de la compagnie réunionnaise et vit aujourd’hui dans des conditions extrêmement précaires en métropole, ayant perdu sa licence de pilote de ligne

Source : Clicanoo – Alain Dupuis – 11 mars 2011


Gérard Ethève joue-t-il avec la vie des passagers d'Air Austral ?

L'opinion publique avait récemment été étonnée de découvrir qu'un commandant de bord d'Air Austral volant sur ATR 72 avait refusé de décoller, suite à un incident récurrent sur un siège "Equipage" susceptible de mettre selon lui en cause la sécurité des passagers en cas de problème grave. Résultat : Alors le que commandant de bord ne cherchait qu'à défendre les intérêts des passagers et de la compagnie, Gérard Ethève avait décidé de le licencier, avant de faire semblant de revenir sur sa décision pour éviter une grève, mais en n'ayant toujours pas réintégré le pilote, un mois après les faits.

Aujourd'hui, on passe plusieurs crans supplémentaires dans l'horreur. En décembre 2009, un autre commandant de bord, David Rocher, a porté plainte auprès du procureur de la République contre X, pour mise en danger de la vie d'autrui (art. 223-1 du Code pénal), délit également prévu et réprimé par l'article L741-1 du Code de l'Aviation civile.

Zinfos avait fait un article à l'époque sur le sujet. Mais ce qui est nouveau, c'est que nous avons aujourd'hui le détail de ce qui s'est passé.Très clairement, c'est Gérard Ethève qui est visé par la plainte. Le pilote d'Air Austral met en cause la décision du PDG de la compagnie d'obliger les pilotes du vol UU 975 du 24 février 2007 à décoller juste avant le passage du cyclone Gamède, alors que les conditions météo étaient apocalyptiques.

Bizarrement, le procureur de la République a classé la plainte sans suite le 21 juillet dernier, sans même diligenter une enquête technique, malgré la gravité des faits révélés.

Zinfos est en mesure aujourd'hui de vous révéler le contenu de la plainte, mais surtout le récit détaillé fait par le pilote, à l'époque, à l'issue de son vol.

Plutôt qu'un mauvais récit, je vous laisse lire le compte-rendu effectué par David Rocher. A vous donner froid dans le dos…

Après l'avoir lu, comme moi, vous accuserez Gérard Ethève de jouer avec la vie des passagers de sa compagnie…

 

"J'accuse Gérard Ethève de jouer avec la vie des passagers d'Air Austral"

 

"J'accuse Gérard Ethève de jouer avec la vie des passagers d'Air Austral"

 

"J'accuse Gérard Ethève de jouer avec la vie des passagers d'Air Austral"

 

"J'accuse Gérard Ethève de jouer avec la vie des passagers d'Air Austral"



Le récit, je vous avais prévenu, fait froid dans le dos.

Mais ce qui s'est produit ce 24 février 2007 est loin d'être un cas isolé.

Le 6 janvier 2001, le vol UU 565 Réunion-Tamatave s'est déroulé dans des conditions presque identiques, qui prouvent bien que la sécurité des passagers est la dernière des préoccupations de Gérard Ethève.

Là aussi, plutôt qu'un mauvais discours, je vous laisse découvrir le récit détaillé fait par le pilote David Rocher de ce vol…

"J'accuse Gérard Ethève de jouer avec la vie des passagers d'Air Austral"

"J'accuse Gérard Ethève de jouer avec la vie des passagers d'Air Austral"
 

Comme si cela ne suffisait pas, Gérard Ethève vient encore de s'illustrer, de la même manière, il y a encore quelques jours, à l'occasion du passage du cyclone Vania sur la Nouvelle Calédonie, la semaine dernière.

Apprenant l'arrivée imminente du cyclone, et plutôt que d'annuler le vol comme l'ont fait toutes les autres compagnies, le PDG d'Air Austral décide d'avancer le vol prévu le samedi matin au vendredi à 14 heures. Les conditions météo sont déjà terribles et les passagers doivent braver les intempéries pour arriver jusqu'à l'aéroport. Pas de chance, devant la furie des éléments, le Haut Commissariat est contrain de déclencher l'alerte rouge dès 10h30 vendredi, alors que l'enregistrement avait débuté depuis une demi-heure, bloquant par là même plusieurs dizaines de passagers dans l'aérogare où ils ont vécu le passage du cyclone sur l'ile…

 
Depuis sa plainte de décembre 2009, Gérard Ethève a essayé de licencier David Rocher. Mais l'inspection du travail a refusé l'autorisation de licenciement en février 2010, estimant que la demande de sanction était en lien avec l'exercice de son mandat syndical. Qu'à cela ne tienne, le PDG d'Air Austral ne l'a pas réintégré dans sa fonction de pilote et l'a mis au placard. Il est aujourd'hui toujours salarié de la compagnie mais privé de voler depuis plus d'un an, et par conséquent sans salaire.

Il a été dans l'obligation de vendre sa maison de Saint-Leu et est parti en métropole où il vit dans un studio de 20 m2 avec sa femme et sa petite fille de 3 ans. Il est dans une situation de grande précarité et son état de santé s'est fortement dégradé, ce qui fait qu'en plus il a été jugé inapte au vol par les médecins du Centre d'Expertise Médicale du Personnel Naviguant pour grave dépression.

Source : Zinfo974.com – Pierrot Dudpuy – 20 janvier 2011


Droit de réponse de la société Air Austral

La société Air Austral estime nécessaire d’apporter plusieurs précisions à l’article «Gros grain et grief pour Air Austral» publié dans votre édition du 3 juin 2010. Cet article évoque la plainte pour mise en danger d’autrui, déposée le 28 décembre 2009 par un officier pilote de ligne de la compagnie Air Austral (M. David Rocher, délégué syndical), auprès du procureur de la République de Saint-Denis de la Réunion. La compagnie Air Austral et son directeur général, M. Gérard Ethève, y sont accusés d’avoir, le 24 février 2007, mis en danger des passagers en faisant décoller un Boeing B 777 de l’aéroport de Gillot (Saint-Denis de la Réunion) malgré l’approche d’un cyclone, alors que les critères météorologiques nécessaires au décollage de cet appareil n’auraient pas été réunis. Il convient de rappeler que : seules les autorités administratives sont à même de décider de la fermeture d’un aéroport (notamment lorsque les critères météorologiques nécessaires aux décollages ou aux atterrissages des aéronefs ne sont pas réunis) ; l’équipage d’un aéronef peut (et doit), toujours, s’il considère que les conditions de sécurité nécessaires au bon déroulement d’un vol ne sont pas réunies interrompre le déroulement de ce vol afin de préserver la sécurité des passagers et de l’équipage. En l’occurrence, le Boeing B 777 d’Air Austral a décollé le 24 février 2007 de l’aéroport de Gillot avec l’aval des autorités aéroportuaires (DGAC), l’aéroport étant ouvert au moment du décollage. La démarche reprochée au directeur général de la compagnie, M. Gérard Ethève, ne visait qu’à demander à l’équipage de veiller au départ de l’appareil avant la fermeture de l’aéroport, programmée dans la nuit. La société Air Austral et son directeur général, M. Gérard Ethève, s’étonnent, en outre, que cette plainte ait été déposée en décembre 2009 (soit près de trois ans après la survenance prétendue des faits qu’elle vise), ce qui dénote son peu de crédibilité. En réalité, cette plainte a été déposée par M. David Rocher, après que la société Air Austral eut refusé de lui verser la somme de 2 millions d’euros qu’il avait réclamée en menaçant du dépôt de cette plainte. Pour n’avoir pas cédé, la société Air Austral et son directeur général, M. Gérard Ethève, se retrouvent, ainsi, publiquement et injustement mis en cause.

Nous maintenons toutes nos informations. Contacté par Libération, David Rocher dément formellement l’allégation de chantage avancée par M. Ethève, et indique qu’il le «poursuivra» au pénal pour «diffamation».

Source : Libération.fr – Yann Philippin – 30 juin 2010


Air Austral victime de chantage ?

Gérard Ethève, PDG de la compagnie Air Austral déclare dans le Journal de l'Île de la Réunion du mardi 15 juin 2010 être victime de chantage de la part de David Rocher, ancien pilote sur Boeing 777. Il demanderait deux millions d'euros à la compagnie aérienne pour ne pas porter plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui, révèle le JIR d'aujourd'hui.

David Rocher a porté plainte le 28 décembre dernier contre X pour mise en danger de la vie d'autrui lors de deux cyclones. Lors d'un vol retour pendant le cyclone Ando en 2001 où les conditions météo étaient compliquées et en 2007 lors d'un décollage vers Paris pendant l'alerte orange du cyclone Gamède.

Le PDG de la compagnie régionale estime être "injustement mis en cause". Selon le PDG, cette plainte a été déposée par Monsieur David Rocher, "après que la société Air Austral ait refusé de lui verser la somme de deux millions d’euros qu’il avait réclamé en menaçant du dépôt de cette plainte".

Dans son argumentation, Gérard Ethève indique que "seules les autorités administratives sont à même de décider de la fermeture d’un aéroport", ce qu'elles n'avaient pas jugé bon de faire en l'espèce. Par ailleurs, toujours selon Gérard Ethève, l'équipage d'un avion reste seul maître à bord et peut toujours refuser de décoller s'il estime que les conditions de sécurité ne sont pas réunies.

De plus, dans le cas d'espèce, l'aéroport de Gillot avait l'autorisation de la DGAC (Direction générale de l'aviation civile) pour effectuer les vols malgré les intempéries.

Source:  Zinfos974.com – Karine Maillot – 15 Juin 2010


Gros grain et grief pour Air Austral

La compagnie réunionnaise est accusée par un de ses copilotes d’avoir mis des passagers en danger, il y a trois ans, en faisant décoller un avion malgré l’approche d’un cyclone.

Air Austral a-t-elle pris des risques avec la sécurité de ses passagers ? Ce sera à la justice de trancher. Le 28 décembre 2009, David Rocher, copilote et délégué syndical chez Air Austral, a déposé auprès du procureur de Saint-Denis-de-la-Réunion une plainte contre X pour «mise en danger d’autrui».Ce document, qui circule chez les pilotes et dont Libération s’est procuré une copie, vise directement le fondateur et directeur général de la compagnie, Gérard Ethève. La plainte affirme qu’il a fait partir un Boeing 777 de l’aéroport de Gillot (Saint-Denis) malgré l’approche du cyclone Gamède, alors que les «limitations autorisées pour le décollage» étaient «dépassées» du fait de la météo.

Alerte rouge. Les faits remontent au 24 février 2007. A cause de l’alerte météo orange et du pic d’activité cyclonique prévu en fin de soirée, «toutes les autres compagnies aériennes (Corsair et Air France) avaient avancé leurs vols plus tôt dans la journée», écrit David Rocher. Le vol Air Austral Mayotte-Réunion-Paris décolle pour sa part comme prévu de Mayotte pour Saint-Denis, où il fait escale «vers 17 h 45» avant le départ pour la métropole dans la soirée. A 19 heures, le préfet décrète l’alerte rouge pour 21 heures. Entre-temps, David Rocher, second copilote, et le commandant de bord préparent le vol pour Paris. «A la fin de cette réunion, monsieur Ethève s’est rendu en salle de réunion, fait très inhabituel de sa part, écrit le copilote. [Il] semblait stressé et s’est adressé directement au commandant de bord : "Si à 19 h 30 tous les bagages ne sont pas chargés, vous les laissez par terre et vous décollez." […] Toutes les personnes présentes ont été choquées, mais aucune d’elles n’a osé s’exprimer.»

Selon la plainte, l’appareil décolle à 19 h 30 alors que quatre critères nécessaires n’étaient pas remplis. Rocher en garde un «souvenir précis» : «Des trombes d’eau s’abattent sur le pare-brise, les essuie-glaces balayent à toute vitesse, mais on n’y voit presque rien. […] Les ailes commencent à nous porter, mais les pneus sur la piste détrempée n’adhèrent plus. Le vent […] nous pousse vers la droite et l’avion dérape alors qu’on n’a pas encore décollé. Il y a trop de vent de travers et surtout trop d’eau sur la piste. […] Le commandant de bord tire sur les commandes de vol et le nez de l’avion monte. A peine en vol, nous rencontrons des conditions apocalyptiques : nous sommes pris dans les cisaillements de vent, la vitesse de l’avion chute brusquement et nous descendons bien que les réacteurs donnent toute leur puissance. […] Je pense alors au crash dans l’océan. […] Après quelques secondes très longues, nous reprenons de la vitesse et de l’altitude, toujours pris dans des turbulences sévères. Après deux ou trois minutes, tout est fini.»

David Rocher estime que Gérard Ethève a fait pression pour «maintenir le décollage à tout prix», «peut-être» pour des raisons «économiques». A l’aéroport, «aucun hangar ne pouvait abriter l’avion», qui aurait été «sérieusement endommagé et l’assurance n’aurait pas remboursé les dégâts». Le copilote indique qu’il a déjà vécu un incident similaire le 6 janvier 2001 durant le cyclone Ando, lors d’un vol où il avait dû rebrousser chemin et se poser à Saint-Denis-Gillot sous un «vrai déluge».

«Dysfonctionnements». Contactée par Libération, Air Austral indique que les conditions de sécurité étaient remplies. Ce sont les autorités aéroportuaires qui décident la fermeture de l’aéroport dès que les conditions météorologiques ne permettent plus les vols. «Gillot était ouvert et le décollage autorisé», précise une porte-parole. Elle rappelle également «qu’un directeur de compagnie aérienne n’a pas le pouvoir de faire décoller un pilote qui ne le souhaite pas».

A la Réunion, l’affaire s’annonce sensible. Air Austral est contrôlée à 46,5 % par les conseils général et régional. Quant à Gérard Ethève, 79 ans, c’est une figure dans l’île et dans le milieu aéronautique. Il a détrôné Air France sur les liaisons avec la métropole. C’est aussi le premier à avoir commandé des A380 en version 100% classe éco (840 sièges !) afin de faire baisser le prix des billets.

La plainte de David Rocher est le résultat de deux ans de conflit avec sa direction. Après l’incident du cyclone, il devient délégué syndical pour se «protéger». Et dénonce dans une série de mails aux salariés de «graves dysfonctionnements» en matière de sécurité, concernant notamment les pilotes et la base de données des avions. «Tu n’as rien compris», réplique son chef de secteur. Suite à un incident entre les deux hommes, Air Austral demande le 8 janvier l’autorisation de licencier David Rocher. L’inspection du travail refuse, estimant «que les faits reprochés ne sont pas sans lien avec l’exercice de son mandat syndical». D’où une situation singulière : le copilote est interdit de cockpit depuis plus de six mois, tout en restant salarié d’Air Austral.

Source : Yann Philippin – Libération – 03 juin 2010


Un pilote porte plainte contre Air Austral pour "mise en danger de la vie des passagers"

Le pilote d'Air Austral et délégué syndical David Rocher a porté plainte contre son employeur pour "violation des règles élémentaires de sécurité et du code de l'aviation civile". Une plainte au pénal qui a été déposée en mai 2010 auprès du procureur de la république de Saint-Denis.
David Rocher estime que la compagnie l'a poussé à mettre en danger par deux fois la vie des passagers dans un contexte d'intempéries. Il a été obligé d'exécuter, contre son avis de pilote, deux atterrissages dans des conditions météo qui, à son sens, étaient trop périlleuses : lors du cyclone Ando en 2001 et pendant le cyclone Gamède en 2007.
Une enquête est en cours pour connaître les circonstances exactes des atterrissages et les responsabilités de la compagnie et afin de savoir si cette dernière a violé ou non le code de l'aviation civile en matière de sécurité.

"Je suis actuellement payé à ne rien faire"

Le PDG de la compagnie, Gérard Ethève, a donné l'ordre au chef pilote de suspendre David Rocher dès que ce dernier a informé le procureur de ces faits. Une suspension qui a pris effet en octobre 2009. "Je suis actuellement payé à ne rien faire", regrette le pilote, qui aurait dû bénéficier du renouvellement de sa qualification sur les appareils long-courrier. "Le PDG a souhaité me licencier pour avoir porter les faits à la connaissance du procureur mais le direction du Travail s'y est opposée".

Il subirait des pressions de l'entourage de Gérard Ethève…

Gérard Ethève a alors fait appel auprès du ministère du travail. "Je suis actuellement dans l'attente de cette procédure de recours", indique David Rocher. Ce dernier serait en métropole "pour fuir les pressions de l'encadrement et de l'entourage du PDG d'Air Austral, Gérard Ethève", regrette le pilote, qui souhaite que "justice soit faite".

Aucune chance d'être embauché ailleurs

David Rocher espère cependant récupérer son poste mais il sait qu'aucune autre compagnie en France ne l'embauchera. "Dans ce secteur d'activité, il ne faut pas espérer être embauché dans une autre compagnie lorsqu'on a porté plainte contre son ancien employeur".
Si David Rocher doit à nouveau travailler pour la compagnie régionale, "c'est à condition qu'Ethève ne soit plus PDG de la compagnie car il n'hésite pas à mettre en danger la vie des passagers", déclare le pilote "placardé".

Source : Zinfo974.com – Karine Maillot – 03 juin 2011

 

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