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Air France envisage de réduire la voilure en Corse
Air France envisage de réduire la voilure en Corse
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Tandis que 45 anciens salariés en CDD campent toujours dans les aéroports de Bastia et Ajaccio pour obtenir leur titularisation, la compagnie, qui accuserait 25 millions d'euros de pertes annuelles sur la Corse, cherche à réduire ses coûts sur l'île de Beauté.
Tandis que 45 anciens salariés en CDD campent toujours dans les aéroports de Bastia et Ajaccio pour obtenir leur titularisation, la compagnie, qui accuserait 25 millions d'euros de pertes annuelles sur la Corse, cherche à réduire ses coûts sur l'île de Beauté.
Le bras de fer qui oppose depuis deux mois Air France à 45 anciens salariés en CDD en Corse pourrait bien se solder par une nette réduction des activités de la compagnie sur l'île de Beauté. Loin de vouloir céder aux revendications des 45 « indignés » qui réclament leur titularisation, Air France semble en effet décidé à réduire ses coûts d'escale en Corse, deux fois plus élevés que sur le continent. La compagnie, qui emploie quelque 400 permanents en Corse, accuserait une perte annuelle de 25 millions d'euros. Et ce malgré les 65 millions de subventions versées par la Collectivité territoriale de Corse à Air France et Air Corsica.
Selon nos informations, Air France a ainsi annoncé à son partenaire Air Corsica son intention de ne plus assurer le traitement de ses vols en escale à compter du 1 er avril. Une décision qui, si elle se confirme, obligerait Air Corsica à réembaucher tout ou partie des anciens salariés d'Air France.
Augmentation des subventions
Autre décision annoncée cette fois aux syndicats : le remplacement progressif des CDD appelés en renfort durant la pointe estivale par des sous-traitants. Et ce quelle que soit l'issue du conflit. Malgré le verdict des tribunaux de prud'hommes de Bastia et Ajaccio l'obligeant à titulariser les 45 CDD, Air France espère toujours obtenir gain de cause lors du jugement d'appel, le 14 février, rendu par des magistrats professionnels, moins sensibles aux pressions syndicales et insulaires que les juges bénévoles des prud'hommes. Ceux-ci se sont montrés particulièrement sévères pour la compagnie. Outre l'obligation d'embaucher tous les CDD, Air France s'est vu condamné à une astreinte de 66.000 euros par salarié pour chaque mois de retard. Fin décembre, elle atteignait déjà 5 millions d'euros. Une astreinte confirmée mardi dernier par le tribunal de Bastia, mais qui reste sous séquestre jusqu'à la décision sur le fond.
Parallèlement, Air France et Air Corsica continuent de négocier avec la collectivité territoriale une forte augmentation des subventions pour le prochain contrat quadriannuel, à compter du 1 er avril. Les deux compagnies, qui sont les seules à avoir répondu à l'appel d'offres, auraient demandé au total plus de 100 millions par an. Sous peine, là encore, de réduire la voilure.
BRUNO TRÉVIDIC, Les Echos
Source:http://www.lesechos.fr
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