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Air France : Pierre-Henri Gourgeon poussé vers la sortie

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Le patron exécutif d'Air France-KLM  devrait être remercié lundi à l'occasion d'un conseil d'administration extraordinaire qui débutera à 16 heures. Cette éviction marque la fin d'un combat à fleurets mouchetés qui se déroulait depuis trois mois maintenant au sommet du groupe.

Le patron exécutif d'Air France-KLM  devrait être remercié lundi à l'occasion d'un conseil d'administration extraordinaire qui débutera à 16 heures. Cette éviction marque la fin d'un combat à fleurets mouchetés qui se déroulait depuis trois mois maintenant au sommet du groupe.La décision aurait été annoncée au principal intéressé lors d'un comité des nominations qui s'est tenu vendredi après-midi.

 Une brutalité qui surprend au sein même de l'entreprise et ne s'explique peut-être par uniquement par les turbulences économiques traversées par le transporteur tricolore.

Dans le nouveau scénario, Jean-Cyril Spinetta, qui avait lâché les commandes opérationnelles du groupe en 2009 pour conserver les fonctions de président du conseil d'administration, reviendrait temporairement aux manettes. Les fonctions de directeur général du groupe n'auraient pas encore été attribuées. Le plus probable seraient qu'elles reviennent à Jean-Cyril Spinetta, mais d'autres scénarios étaient hier encore à l'étude. Une chose est sûre, la nomination d'Alexandre de Juniac, l'ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, qui se faisait attendre, n'est pas remise en cause par ces changements. Bien au contraire. Le nouveau venu qui devait obtenir la direction générale d'Air France, obtiendrait finalement le poste de PDG de la compagnie française

Face aux risques d'un nouveau trou d'air dans le transport aérien, à la moindre compétitivité d'Air France face à la concurrence, à l'endettement qui se creuse, le plan d'économies de 700 à 800 millions d'euros pas an proposé par le patron exécutif d'Air France et d'Air France-KLM depuis 2009, a visiblement laissé les actionnaires, partisans de mesures plus fortes, sur leur faim. « Il est vrai, note un observateur, qu'Air France ne va pas bien du tout à force de repousser les réformes structurelles en matière de coûts que Spinetta comme Gourgeon n'ont jamais menées, le langage social primant ».

Pierre-Henri Gourgeon a d'ailleurs plutôt bien géré la grève des mécaniciens cet été et s'apprêtait à essayer de déminer le conflit annoncé avec le personnel navigant commercial pour les vacances de la Toussaint. Il pouvait également s'enorgueillir de la mise en oeuvre réussie du plan Base de province, qui vise à redynamiser l'offre court-courrier de la compagnie. Reconduit en juillet, il devait cesser de combiner ses deux fonctions le 1er janvier pour ne plus diriger que le holding.
Manoeuvre

Si les résultats de la compagnie pour le prochain trimestre s'annoncent mauvais, si la grogne des Néerlandais, estimant insuffisants les efforts de restructuration d'Air France par rapport à KLM, a pesé, Pierre-Henri Gourgeon ferait surtout les frais d'une manoeuvre orchestrée par Jean Cyril Spinetta, afin de conserver le pouvoir. Ce dernier aurait ainsi fait alliance avec l'ancien patron de KLM, Leo Van Wijk, obtenant son soutien en contrepartie de l'abandon du plan d'intégration prévu de KLM, lequel aurait donné moins d'autonomie à la compagnie hollandaise. Selon nos informations, le sort de Pierre-Henri Gourgeon aurait été scellé en fin de semaine en accord avec l'Elysée.

Quoiqu'il en soit, on peut s'interroger sur les conséquences de cette valse de fauteuils pour un transporteur déjà mal en point, dont le cours de Bourse a atteint son cours le plus bas ces dernières semaines : l'entreprise ne vaut plus qu'un milliard et demi d'euro, soit le prix d'une demi-douzaine de long-courriers… « On débarque Pierre-Henri Gourgeon sans que sa succession soit réellement organisée, c'est contre-productif, on ne comprend pas un tel empressement », poursuit cet observateur.

En outre, Alexandre de Juniac, l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, qui a passé onze ans au sein du groupe de défense Thales, comme directeur général adjoint, était le choix de Pierre-Henri Gourgeon. Jean-Cyril Spinetta lui préférait Lionel Guérin, président d'Airlinair, de Transavia France et de la Fédération nationale de l'aviation marchande, grand connaisseur du transport aérien. Après un duo Spinetta-Gourgeon en froid depuis plusieurs mois déjà, le nouveau tandem Spinetta-de Juniac, devra visiblement lui aussi composer. A la direction d'Air France, ce dimanche, on se refusait à tout commentaire.
MARTINE ROBERT ET FRANÇOIS VIDAL

SOURCE: http://www.lesechos.fr

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