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Nous ne voulions pas d’une guerre syndicale…et pourtant!

Ce n’est ni notre culture, ni notre méthode, ni notre objectif. Le SNPNC-FO a toujours privilégié le dialogue social, la négociation et la recherche de solutions concrètes pour les PNC. Mais lorsque certaines organisations choisissent délibérément la manipulation, le mensonge et la mise en scène permanente, le silence devient une forme de complaisance. Et cela, nous ne pouvons plus l’accepter.

Depuis des mois, nous savions que l’UNAC ne signerait pas ces NAO. Ce n’est ni une surprise ni un accident. C’est un choix politique assumé, mûrement réfléchi. Pour autant, nous avons fait un autre choix : tenter, sans eux, d’obtenir le meilleur accord possible pour gérer l’urgence. Non pas parce que la situation nous convenait, mais précisément parce qu’elle ne nous convenait pas. Pendant que certains préparaient déjà leur récit, nous avons travaillé. Cet accord d’urgence, nous l’avons construit et arraché.

C’est d’ailleurs à travers ces NAO qu’ils ont tenté de faire commerce, enjouant sur  la colère des crews pour les rallier à leur cause et gonfler leurs adhésions. Mais ce calcul opportuniste n’a pas masqué le fond du problème : au dernier moment, ils ont modifié leurs demandes pour rajouter « myidtravel » et lâché le mot upranker sans même en comprendre les enjeux réels, sachant bien que ces deux sujets agitent profondément les PNC. Une manœuvre grossière, comme un Titanic voguant droit sur l’iceberg, qui a fini par couler toute crédibilité dans leur stratégie.

Depuis le début des NAO, l’UNAC a choisi de se placer volontairement en dehors du cadre de la négociation, de provoquer la rupture, puis de se poser en victime. Une stratégie classique qui consiste à créer le conflit pour ensuite en exploiter les effets politiques. Personne n’a jamais parlé d’exclure l’UNAC des groupes de discussion, personne n’a cherché à la faire taire. Ce discours victimaire est une pure construction. Il sert surtout à masquer un refus clair et assumé du dialogue social. Et c’est d’autant plus regrettable que, ensemble, nous aurions été plus forts : le changement dans leur équipe a rendu tout travail collectif impossible, fracturant ce qui aurait pu être une alliance solide pour les PNC.

Pour rallier à sa cause, l’UNAC n’a pas hésité à arranger la réalité, y compris auprès des syndicats européens. Des éléments essentiels ont été volontairement passés sous silence, des dates de grève présentées de manière opportuniste, le contexte réel des négociations soigneusement édulcoré. Ce scandale, que l’UNAC tente aujourd’hui de minimiser, résume parfaitement son attitude : adapter les faits à son récit. On ne construit pas une solidarité syndicale sur des demi-vérités. On ne ment pas à des partenaires pour servir une stratégie interne. C’est indigne et profondément préjudiciable à la crédibilité du syndicalisme.

Cette méthode se retrouve également dans la gestion interne du mouvement. La grève est arrangée à leur sauce, présentée comme une victoire avant même d’exister, pendant que les collègues sont envoyés perdre du salaire au nom d’un combat dont les responsables ne partagent ni le coût ni le risque. Pendant que certains PNC sacrifient une journée de paie, le responsable de section, en journée de délégation, perçoit son salaire intégralement et poursuit son agenda institutionnel, petits fours compris. Ce décalage n’est pas anecdotique. Il est choquant. Il illustre une conception du syndicalisme où l’on donne des leçons depuis une position protégée, sans jamais assumer les conséquences que l’on impose aux autres.

Dans le même temps, toute parole divergente est méthodiquement effacée des réseaux sociaux. Les avis contraires disparaissent, les commentaires dérangeants sont supprimés, le débat est verrouillé. Lorsqu’un syndicat commence à craindre la contradiction, il ne mobilise plus, il contrôle. Ces méthodes n’ont rien de démocratique et encore moins de syndical.

L’absurde atteint son paroxysme lorsque l’UNAC s’approprie des acquis issus des négociations menées par le SNPNC-FO, alors même que l’accord n’est pas encore rédigé, pour ensuite les critiquer publiquement. Reprendre le travail des autres pour expliquer qu’il est insuffisant relève d’une logique opportuniste qui frôle la malhonnêteté intellectuelle. Le SNPNC-FO négocie. L’UNAC commente. Et parfois, elle s’attribue ce qu’elle n’a ni construit ni obtenu.

Il faut également être honnête avec les PNC. Non, la stabilité des plannings ne se réglera pas en quinze jours. La situation est trop chaotique pour être corrigée par une posture ou une grève symbolique. Le retour à la norme prendra du temps, parce qu’il implique des leviers lourds et complexes : régulation des FTL, ajustements FRMS, embauches, transferts, réorganisation des ressources. Rien de tout cela ne se décrète. Tout cela se construit, dans la durée, par le travail et la négociation.

La situation actuelle ne nous satisfait pas. Mais nous avons fait un choix clair : relever nos manches, faire face et nous battre pour nos collègues, plutôt que commenter depuis le bord du terrain. Pendant que certains choisissent l’agitation, nous avons choisi la responsabilité.

Le SNPNC-FO suit la feuille de route que les PNC lui ont confiée démocratiquement. N’en déplaise à l’UNAC, nous disposons de 7 sièges de titulaires au CSE, contre seulement 4 pour eux, et même entre eux, ils peinent à se mettre d’accord. C’est un fait et non pas une opinion.

Si le SNPNC-FO existe et défend les PNC depuis 1954, dans plus de vingt compagnies, ce n’est pas par hasard. Ce n’est ni par opportunisme ni par populisme. C’est parce que nous respectons une éthique syndicale, parce que nous proposons des solutions, et surtout parce que nous obtenons des victoires concrètes.

Et l’UNAC, pendant ce temps-là ? Une petite grève, sans objectif clair, sans proposition, sans stratégie, dont l’impact réel se résume à un chiffre implacable : 92 % des vols opérés sans aucune perturbation significative. Beaucoup de bruit, très peu d’effet. Certainement pas une victoire, mais bien l’échec d’une ligne syndicale fondée sur la contestation permanente et l’idéalisme irresponsable.

Lorsque le CSE demande la tenue d’un CSE extraordinaire afin d’obtenir des explications sur de nouveaux dysfonctionnements HOTAC ( des collègues coincés par -10 degrés et qui doivent dormir dans l’avion en uniforme, cela n’émeut pas l’UNAC) et surtout de trouver immédiatement des solutions à un problème qui impacte directement les équipages, l’UNAC fait une fois encore le choix de l’inaction. Elle laisse les autres travailler et ne prend même pas la peine de signer la demande officielle de tenue de réunion. En revanche, nous faisons le pari sans grand risque qu’elle sera bien présente en réunion, aux frais de la princesse, non pas pour construire, mais pour tenter de saboter le travail du plus grand nombre, comme elle sait si bien le faire.

Nous ne cherchons pas le conflit. Mais nous ne tolérerons plus les attaques mensongères, les manipulations ni les réécritures opportunistes de l’histoire. Défendre les PNC, ce n’est ni arranger la grève à sa sauce, ni envoyer les autres perdre du salaire pendant que l’on se protège.

C’est tenir la barre quand la situation est difficile, assumer des choix complexes et obtenir, concrètement, des avancées.

C’est exactement ce que fait le SNPNC-FO.

En cette année 2026 qui s’ouvre, le SNPNC-FO vous adresse ses vœux les plus sincères : que cette nouvelle page soit celle d’une stabilité retrouvée dans vos plannings, d’avancées tangibles issues de négociations solides, et d’une solidarité syndicale authentique, libérée des ombres de la manipulation et de la division.

Les DS SNPNC-FO

William Bourdon   Imad Bouhdjar   Ebtissem Salat

 

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