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Grimsvötn nuage de cendres islandais: la France sera touchée de façon “très marginale”

SNPNC

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Aucune mesure de fermeture de l'espace aérien français n'est actuellement envisagée par la DGAC. La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a assuré que la France "ne devrait être concernée que de façon très marginale" par les cendres du volcan islandais Grimsvoetn, s'appuyant sur des "prévisions optimistes" pour les jours à venir, selon un communiqué publié mardi.

Aucune mesure de fermeture de l'espace aérien français n'est actuellement envisagée par la DGAC. La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a assuré que la France "ne devrait être concernée que de façon très marginale" par les cendres du volcan islandais Grimsvoetn, s'appuyant sur des "prévisions optimistes" pour les jours à venir, selon un communiqué publié mardi.

"Les prévisions pour les jours à venir sont optimistes, le ciel français ne devrait être concerné que de façon très marginale par les cendres volcaniques", assure la DGAC. Aussi, "en l'état actuel des informations, aucune mesure de fermeture de l'espace français n'est envisagée", détaille-t-elle assurant que la sécurité n'était pas "affectée". Néanmoins, la DGAC demande aux compagnies aériennes d'effectuer "une étude de sécurité avant d'entreprendre des vols dans les espaces concernés par les cendres" afin "d'évaluer les risques" et de "choisir les trajectoires". "Les cendres du nuage ne devraient pas toucher la France avant vendredi et à ce jour il n'est pas prévu (…) de fermeture de l'espace aérien français", a de son côté déclaré mardi la ministre de l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le nuage de cendres craché par le volcan islandais Grimsvoetn a bloqué mardi matin des milliers de passagers en Écosse, menaçant dorénavant l'Europe du Nord, mais une fermeture de grande ampleur de l'espace aérien n'est pas envisagée, selon la Commission européenne.

sources : http://www.lepoint.fr/societe/nuage-de-cendres-la-france-sera-touchee-de-facon-tres-marginale-24-05-2011-1334654_23.php

 

 


Grimsvötn : nuage de cendres islandais peu de perturbations prévues en Europe

Le nuage de cendres devrait atteindre l'Allemagne dans la soirée. Les rejets du volcan ont baissé en intensité mardi matin.Après avoir survolé la Norvège le matin du mardi 24 mai, les cendres crachées par le volcan islandais Grimsvötn devraient atteindre la côte nord de l'Allemagne dans la soirée, a indiqué le centre de prévisions météorologiques allemand.

"Nous avons été informés que la concentration de cendres pourrait être comprise entre 0,2 milligramme et 2 milligrammes dans la région Nord ce soir ou dans la nuit", a indiqué un météorologue, Marcus Meyer, précisant que ces informations proviennent du centre de contrôle de la météo britannique.

La fédération des aéroports allemands (ADV) n'a pas été en mesure de prédire si le trafic aérien en serait perturbé. "Il n'est pas exclu que le nord de l'Allemagne soit affecté, mais pour le moment nous devons attendre", a indiqué le porte-parole de l'AVD, Bruni Schubert.

Pour le moment, seule Lufthansa a annoncé avoir annulé deux vols à destination d'Edimbourgh.

Selon l'organisation européenne de la sécurité aérienne Eurocontrol, 252 vols ont été annulés mardi matin en raison du nuage de cendres mais les perturbations, pour l'heure, ont essentiellement touché l'Ecosse, où des milliers de passagers ont été affectés.

Pas de risque pour l'espace aérien européen 

La Commission européenne a indiqué mardi 24 mai ne pas s'attendre à une fermeture de grande ampleur de l'espace aérien de l'UE suite au passage du nuage de cendres, contrairement à ce qui s'était produit il y a un an.

Les Européens doivent se préparer "à une semaine très difficile pour les passagers et les compagnies aériennes", a déclaré à la presse le commissaire aux Transports, Siim Kallas, mais "nous n'anticipons pas de fermeture de grande ampleur du type de ce que nous avons vu l'an dernier".

"Les cendres sont différentes, les conditions météorologiques sont différentes et la réponse européenne est différente" avec une coordination renforcée entre les autorités nationales, à qui revient la décision de fermer ou non leur espace aérien, a-t-il précisé.

Par ailleurs, le FC Barcelone a décidé de partir dès mardi soir, au lieu de jeudi, pour Londres où il doit jouer samedi la finale de la Ligue des champions contre Manchester United, à cause des cendres émises par le volcan, a indiqué un porte-parole du club.

Groenland et Islande ferment une partie de leur espace aérien

Tandis que le Groenland a clos une partie de son espace aérien, l'Islande dont l'espace aérien est fermé depuis dimanche, devait rouvrir lundi soir ses quatre aéroports internationaux et en particulier le plus important, celui de Reykjavik-Keflavik desservant la capitale.

Une porte-parole des autorités aéroportuaires islandaises (Isavia) a précisé que seule une petite partie de l'espace aérien islandais, située dans la région du volcan, demeurerait fermée.

Une épaisse couche de cendres

Le volcan le plus actif d'Islande connaît depuis samedi 21 mai son plus violent début d'éruption en un siècle au moins, avec un panache de fumée qui s'est élevé jusqu'à une vingtaine de kilomètres dans les premières heures. L'éruption qui a débuté samedi a été très importante et la région aux alentours du volcan a été vite recouverte d'une épaisse couche de cendres.

Le panache de cendre a encore diminué au cours de la nuit du 23 mai durant laquelle il est descendu à 3 à 5 km de haut en raison notamment d'une réduction d'activité, a indiqué mardi matin l'Office météorologique islandais.

"Le panache est plus bas qu'il n'était. Hier (lundi) soir il était de 7 à 8 km de haut et durant la nuit il est descendu à 3 à 5 km", a déclaré une porte-parole de l'Office, Olof Baldursdottir.

"C'est probablement du à la fois à la diminution des émissions et aux forts vents" qui ont tendance à la coucher, a-t-elle ajouté."L'activité a réduit, l'éruption est nettement moins forte que le premier jour", a-t-elle encore dit.

Les conditions météorologiques n'ont pas permis d'observation du volcan dans la matinée et un vol scientifique était prévu à midi (12h GMT), selon Olof Baldursdottir.

source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/planete/20110522.OBS3694/grimsvotn-quelques-vols-annules-en-ecosse-irlande-et-angleterre.html

date : 2011-05-24 13:36:12 +0200


Eyjafjöll : Les compagnies aériennes réclament 51 millions d'euros

Lors de l'éruption du volcan islandais en avril, les compagnies aériennes françaises ont dépêché des avions pour sonder les effets des cendres sur les moteurs et pour rapatrier des Français bloqués. Des coûts que l'Etat doit prendre en charge, selon elles.

En avril dernier, le nuage de fumée issu de l'éruption d'un volcan islandais, qui a bousculé le trafic aérien dans le monde entier, a coûté environ 200 millions d'euros aux compagnies aériennes françaises . Outre le manque à gagner lié à l'annulation de milliers de vols, elles ont engagé des frais pour des vols tests destinés à mesurer l'impact des cendres sur les moteurs ou des vols à vide pour rapatrier les Français bloqués à l'étranger.

Ces coûts sont estimés à 51 millions d'euros. C'est ce que révèle une lettre envoyée par la Fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam) – qui regroupe les syndicats professionnels des transports aériens – au ministère de l'Ecologie. Cette lettre a été envoyée «début août», selon Jean-Pierre Le Goff, le délégué général de la Fnam, qui est venu confirmer ce samedi une information du Parisien/Aujourd'hui en France.

Les compagnies françaises réclament le remboursement de ces 51 millions d'euros. Un tel geste du gouvernement «est important pour reconnaître la mobilisation exceptionnelle des transporteurs aériens et leur contribution, et est aussi important économiquement, pour des entreprises encore au milieu de la crise», a commenté le responsable.

Pour le moment, pas de réponse à cette lettre, du côté des équipes de Jean-Louis Borloo. Au secrétariat d'Etat aux Transport, on confirme que le dossier «est en cours d'instruction». La Fnam dit, elle, s'attendre à un retour «la semaine prochaine».

Source : Le Figaro.fr – 04 septembre 2010


Eyjafjöll : Le volcan islandais fait partir 260 millions d'euros en fumée

Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat au Tourisme, a chiffré les conséquences de l'éruption en Islande, et a annoncé la mise en place d'un médiateur pour traiter les réclamations des consommateurs.

260 millions d'euros, rien que pour les compagnies aériennes et les voyagistes français. C'est le coût des perturbations dues au nuage de cendres venu d'Islande, selon Hervé Novelli, secrétaire d'État au Tourisme. Les compagnies ont été les plus affectées, à hauteur de 188 millions d'euros. La facture s'élève à 31 millions pour les tour-opérateurs et à 40 millions pour les agences de voyages.

Hervé Novelli a par ailleurs annoncé la mise en place d'un numéro vert et nommé un médiateur pour traiter l'ensemble des réclamations des consommateurs. Il en attend « une atténuation des tensions entre consommateurs et opérateurs, mais aussi l'établissement d'une jurisprudence sur la manière de gérer des situations aussi brutales ».

Le secrétaire d'État a aussi fait part de mesures en faveur des entreprises affectées par ces perturbations : indemnisation au chômage partiel pour les employés absents, étalement des charges sociales et fiscales. Pour des aides directes, la décision sera prise au niveau communautaire et «des discussions sont en cours».

Source : Le Figaro.fr – Armelle Bohineust27 avril 2010


Eyjafjöll : Le trafic aérien suspendu sur le nord de l'Europe

Les risques pour les avions

Le panache de fumée qui s'échappe du volcan représente un danger pour les avions en réduisant considérablement leur visibilité mais surtout en endommageant leurs réacteurs. En effet, contrairement aux cendres qui résultent de la combustion de la biomasse (feux de forêt…), les cendres volcaniques sont composées de minuscules particules de roches déchiquetées. Ainsi, le nuage d'altitude est composé à 58 % de silice (SiO2) ou quartz, un minéral très dur, capable de rayer une vitre.

Une fois aspirées par les turbines d'un avion, ces particules abrasives peuvent facilement causer une panne moteur. Or, le radar météorologique d'un avion n'est pas capable de repérer ces dangereuses cendres volcaniques.

Conséquence : le trafic aérien a été suspendu en Europe du Nord

Dès jeudi 15 avril, le trafic aérien a été suspendu à destination de la Grande Bretagne et de la Scandinavie. En France, tous les vols au départ de l'aéroport de Roissy à destination de Londres, de l'Ecosse, de Copenhague et d'Oslo ont été annulés. L'ensemble des vols depuis les aéroports londoniens – Heathrow, Stansted et Gatwick – ont été suspendus à partir de midi. " Tous les vols ont été annulés en Ecosse, où les aéroports d'Aberdeen, d'Edimbourg et de Glasgow ont été fermés. Les aéroports de Belfast, en Irlande du Nord, et de Newcastle, dans le nord de l'Angleterre, ont également été fermés ", rapportait le quotidien Le Monde. Ainsi, c'est une grande partie des trajets aériens vers l'Europe du Nord qui est interrompue. Et, fait exceptionnel : les espaces aériens britannique, belge, suédois, danois, norvégien ont été totalement suspendus le jeudi 15 avril ! Les espaces aériens du Nord de la Finlande et du nord-ouest de l'Allemagne sont également fortement perturbés. Comble de la situation : le trafic aérien islandais est épargné par l'épais nuage de cendres.

Vendredi 16 avril, Eurocontrol, l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne indiquait que les espaces aériens de l'Irlande, de la Grande-Bretagne, de la Belgique, des Pays-Bas, du Danemark, de la Suède, de la Norvège, de la Finlande, de l'Estonie, du nord de la France, d'une partie de l'Allemagne et de la Pologne étaient fermés. "Les prévisions montrent que le nuage de cendres volcaniques continue à se déplacer vers l'est et le sud-est de l'Europe" conclut Eurocontrol.
Au total, plus de 100 aéroports en Europe du Nord et 25 en France ont suspendu leurs activités aériennes. Enfin, l'Autriche a progressivement fermé son espace aérien dans l'après-midi.

Samedi 17 avril, la situation a encore empiré puisque Eurocontrol a indiqué dans un nouveau communiqué que seulement 6 000 vols pourraient être assurés ce jour contre 22 000 en temps normal dans l'espace aérien européen. Tous les décollages et atterissages ont été suspendus dans la majeure partie de l'Europe du nord et de l'Europe centrale, du jamais vu depuis les attentats de 2001.

Lundi 19 avril, près de 7 millions de voyageurs, dont 150 000 français étaient bloqués dans 313 aéroports dans le monde. Le directeur de l'Association internationale du transport aérien (IATA) a vivement critiqué la gestion par l'UE de la crise dans le transport aérien provoquée par l'éruption d'un volcan islandais, l'accusant d'avoir provoqué une " pagaille européenne ". On notera surtout le manque à gagner des compagnies aériennes qui aimeraient bien faire redécoller leurs avions quitte à prendre quelques risques…

Mercredi 21 avril, le trafic aérien reprend sur une grande partie de l'Europe alors que la situation météorologique demeure inchangée depuis le début de la seconde éruption. Les particules n'ont donc pas été précipitées par la pluie ou dispersées : elles sont donc toujours présentes. Du coup, cette décision étonnante s'explique notamment par le résultat des tests effectués sur les avions qui montrent que la tolérance des turbines aux cendres volcaniques est finalement plus élevée que prévue. Les vols commerciaux en cours devraient confirmer ces tests…

Lundi 26 avril, l'espace aérien européen est de nouveau ouvert depuis le 21 avril, 1000 français restaient encore bloqués à l'étranger, en attente de rapatriement.

L'espace aérien français affecté

La situation aérienne s'est également dégradée pour la France selon un communiqué de la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC) se fiant sur des prévisions de Météo France, le nuage de cendres en provenance du volcan islandais a atteint les côtes normandes et bretonnes dans la nuit du 15 au 16 avril, présentant un risque pour le trafic aérien français.
C'est pourquoi, la zone de précaution aéronautique définie par le centre londonien de veille volcanique en collaboration avec le centre de Météo-France s'est étendue sur le nord de l'espace aérien français dès 20h.
Et, par mesure de sécurité, les aéroports de Calais, Merville, le Touquet, Dieppe, Cherbourg, Amiens, Lille, Valenciennes ont été fermés dès 17h00. Les aéroports de Brest, Lannion, Deauville, Morlaix, Quimper, Rennes, Caen, Strasbourg, Vatry, Reims, Metz, Beauvais, Pontoise, Toussus-le-Noble, d'Orly, Roissy Charles de Gaulle et le Bourget ont été fermés vers 23h.

Selon les dernières informations de la Direction Générale de l'Avion Civile et du gouvernement, tous les aéroports parisiens (dont Roissy, Orly et Le Bourget) et tous les aéroports situés au nord d'un axe Nantes/Lyon seront fermés jusqu'à lundi 19 avril au matin (8 heures, heure locale). Les aéroports de Grenoble et Bordeaux ont fermé dès 16h, Nice et Marseille ferment dimanche 18 avril dès le matin. Au total, 25 aéroports de province ont cessé toute activité aéroportuaire.

Source : notre-planete.info – 26 avril 2010


Eyjafjöll : La reprise du trafic aérien va s’amplifier aujourd’hui

Les trois-quarts des vols sont assurés dans le ciel européen aujourd’hui. En France, le gouvernement prévoit 100% des vols long-courrier et 60% des moyen-courriers ce mercredi. La situation s’est donc nettement améliorée, mais le retour à la normale n’est pas prévu avant plusieurs jours.
Deux-tiers des Français bloqués à l’étranger ont pu rentrer chez eux hier, mais plus de 70.000 d’entre eux attendent toujours un vol.

Pour des milliers d’entre eux, c’est la fin de l’attente. De nombreux voyageurs ont bénéficié de la reprise du trafic, hier. Ainsi, deux-tiersdes Français coincés à l’étranger ont été rapatriés ces dernières heures.

Mais il reste encore des millions de passagers cloués au sol, dans l’attente d’un vol. Dont 70.737 Français, selon les chiffres donnés ce matin par Bernard Kouchner. Ils sont bloqués pour la plupart dans les villes touristiques, comme New York ou Marrakech.

Trafic quasi-normal à Roissy

Il faudra encore deux jourspour que tout le monde soit rapatrié. "Avant le week-end, la situation sera normale" a assuré ce matin Dominique Bussereau, le secrétaire d’Etat aux Transports.
Le trafic est déjà beaucoup plus intense qu’hier. Ainsi, à Roissy, 100% des long-courriers, 90% des court et moyen-courriers sont assurés. "Des vols de rapatriement en provenance du Maghreb, de la Turquie et de l’Egypte sont prévus" précise une source aéroportuaire.

Mais les voyageurs doivent toujours affronter de longues files d’attenteet beaucoup d’incertitudessur les vols.

Au total, 21.000 vols devraient être assurés aujourd’hui, selon l’agence Eurocontrol qui rappelle qu’environ 28.000 sont habituellement assurés un jour de semaine.

Plusieurs pays ont annoncé la réouverturede leur espace aérien, comme la Pologne, la Finlande, le Danemark ou encore la Norvège. L’aéroport londonien d’Heathrowa rouvert hier soir. De son côté, l’Allemagne annonce la réouverture progressive de son espace aérien. Tous les aéroports internationaux devraient être accessibles dans la soirée.

Source : France Info – 21 avril 2010


Eyjafjöll : Reprise chaotique du trafic aérien

Les millions de voyageurs bloqués dans les aéroports sont soulagés de voir le trafic aérien reprendre petit à petit. Mais loin de ralentir, l'activité du volcan islandais Eyjafjöll reprend de plus belle ce 20 avril 2010 ; trois cratères sont maintenant en éruption alors qu'un nouveau nuage de cendres volcaniques menace la Grande-Bretagne. Selon l'Organisation météorologique internationale un changement de direction du vent devrait repousser le nuage de cendres vers l'Arctique en fin de semaine.

La situation s'améliore mais elle reste incertaine. Le nuage de cendres menace toujours le trafic aérien d'autant que l'activité du volcan semble s'intensifier. La décision des ministre des Transports européens permet aux compagnies aériennes de reprendre leurs activités dans toute l'Europe sauf en Grande-Bretagne, en Norvège et en Pologne où les avions restent cloués au sol en raison du regain d'activité du volcan.

Les ministres ont défini une zone d'interdiction absolue près de l'Islande et des restrictions du trafic en fonction des relevés scientifiques qui permettent d'évaluer la dangerosité du nuage. Les aéroports parisiens de Roissy et d'Orly devraient pouvoir assurer aujourd'hui, 20 avril, les trois quarts de leurs vols internationaux.

Source : RFI – 20 avril 2010


Eyjafjöll : Les compagnies aériennes haussent le ton sur les restrictions de vols

Elles demandent une «réévaluation immédiate» des mesures prises au niveau européen, alors qu'Air France et d'autres compagnies européennes ont effectué des vols d'essai, sans passagers, pour évaluer l'impact du nuage de cendres.

Début d'éclaircie dans le ciel français toujours sous le nuages de cendre? Le premier vol d'essai mené par Air France, dimanche entre Paris et Toulouse, pour évaluer l'impact des nuages de cendres volcaniques sur les avions n'a permis de détecter «aucune anomalie».

Et dans les aéroports, on observe, en cette fin de week-end, un léger soubresaut. Ainsi, en France, si les aéroports parisiens et au nord d'une ligne Nice-Bordeaux sont fermés jusqu'à mardi matin, au moins, ceux du sud rouvrent. Un espoir, pour les quelque 150.000 Français bloqués à l'étranger, de regagner le pays. Mais les compagnies aériennes, elles, perdent patience…

Des mesures strictes, pour les compagnies

La principale association des compagnies aériennes européennes et celle des gestionnaires d'aéroports demandent une «réévaluation immédiate»des restrictions de vols imposées en Europe. L'appel de l'AEA, qui rassemble 36 compagnies aériennes européennes, a été cosigné par l'ACI, association qui représente une majorité des aéroports européens.

Ces deux organisations«soutiennent les efforts déployés initialement par la Commission européenne, Eurocontrol, la navigation aérienne et les autorités nationales pour prendre en compte la menace sur la sécurité». Mais, elles «s'interrogent sur la proportionnalité des restrictions de volimposées actuellement».

«Les procédures appliquées, dans d'autres parties du monde pour les éruptions volcaniques ne semblent pas devoir impliquer le genre de restrictions»,expliquent l’AEA et les aéroports. Selon Olivier Jankovec, directeur d'ACI Europe, 6,8 millions de passagers ont d'ores et déjà été affectés par la quasi fermeture du ciel européen, et la facture pour les aéroports s'élève déjà à 136 millions d'euros.

150 000 Français bloqués à l’étranger

C’est «l’estimation pifométrique» avancée par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau. Selon les informations collectées auprès des compagnies aériennes par le Quai d’Orsay, 100.000 billets de France vers l'étranger et vice-versa, pour la plupart aller-retours, auraient dû en principe être utilisés depuis le début de l’éruption du volcan islandais. Selon le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, le gouvernement est en train d'effectuer un recensement.

Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a donné instruction auréseau diplomatique et consulaire de se tenir à disposition des Français bloqués. Des cellules d'accueil et d'informations ont été montées pour faciliter l'hébergement sur place, aider aux formalités pour les transferts d'argent, prendre contact avec les opérateurs de transport, aider à établir les contacts avec les familles en France, etc.

EtFrançois Fillon espère que la réouverture des aéroports, dans le sud de la France, permettra, en «re-routant un maximum de vols», de «rapatrier le plus grand nombre possible de nos concitoyens bloqués à l'étranger».

Des vols d'essai sous le nuage

L'Airbus d'Air France, qui effectuait un vol sans passagers, s'est donc posé dimanche, peu avant 15h, à l'aéroport de Toulouse-Blagnac en provenance de l'aéroport parisien de Roissy.«Le vol s'est déroulé dans des conditions normales. Aucune anomalie n'a été rapportée», indique la compagnie aérienne. Mais si «les inspections visuelles n'ont pas révélé d'anomalies», «des inspections plus approfondies sont en cours». Un deuxième vol d'évaluation est en cours dans le sud-ouest, sur une série de cinq vols lancés par Air France en accord avec la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC),

Ces vols à vide«consistent à réunir des éléments permettant d’améliorer les connaissances de l’impact du nuage de cendres sur l’avion», précisaient Air France et la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC), dans un communiqué commun publié à la mi-journée.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, avait annoncé dans la matinée que des tests pourraient être menés pour envisager de faire transiter certains vols réguliers sous le nuage de cendres.«On peut provisoirement peut-être faire baisser un certain nombre de niveaux pour un certain nombre de vols, en particulier des vols à courte distance sur le plan interne à l'Europe», a-t-il expliqué sur RTL.

La compagnie néerlandaise KLMa, de son côté, effectué dimanche matin un vol d’essai entre Amsterdam et Düsseldorf (Allemagne) pour mesurer l'impact sur ses avions. Huit autres vols tests étaient prévus.

Samedi, l'allemande Lufthansa a effectué dix vols sans passagers au départ de Munich avec des appareils, pour les reconduire à leur point de stationnement à Francfort. Selon un porte-parole, «les appareils ont été analysés et ne présentent aucun dommage, pas la moindre égratignure sur le pare-brise du cockpit, le fuselage ou les moteurs».

Selon Jean-Louis Borloo, une étude doit être menée au niveau européen pour connaître l'impact des cendres crachées par les volcans.

Bruxelles cherche ses routes

Sous la pression des compagnies aériennes menacées d'asphyxie par quatre jours de paralysie du trafic, la Commission européenne cherche aussi à faire ouvrir quelques routes en Europe dès le début de la semaine prochaine. La présidence espagnole de l'UE a annoncé l'organisation lundi d'une réunion extraordinaire des ministres des Transports par visio-conférence, puisqu’ils ne pourront se déplacer.

L’occasion, selon le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, de prendre une décision sur une éventuelle reprise du trafic aérien. «Ce sera une décision politique, européenne et internationale, de faire voler des avions, pilotés par des volontaires», a-t-il précisé au Journal du dimanche. Les autorités belges ont confirmé cette intention, «si les conditions de sécurité sont réunies».

Source : Libération.fr – 18 avril 2010


Eyjafjöll : Les cendres, un danger majeur pour les réacteurs des avions

L'éruption actuellement en cours du Eyjafjallajökull en Islande provoque la diffusion dans l'atmosphère d'énormes nuages de cendres volcaniques. Cette pollution se déplace vers l'Europe continentale. Les jet-streams, ces vents forts d'ouest qui soufflent en haute altitude presque à longueur d'année, poussent en effet ces nuages de cendres. Conséquence, le trafic aérien est sérieusement perturbé. Ce n'est pas tant en raison de la réduction de la visibilité (l'avion vole au intruments .

Mais plutôt parce que les réacteurs ne sont pas prévus pour absorber ces cendres. Outre l'usure des composants (la silice contenue dans les cendres est très dure), il y a surtout un risque d'extinction de la combustion du carburant et d'arrêt du moteur.

Ainsi, le 15 décembre 1989, le Boeing 747 du vol KLM 867 traversa le panache de cendres volcaniques du mont Redoubt alors qu'il se trouvait en approche d'Anchorage en Alaska. Les réacteurs de l'avion ingérèrent de grandes quantités de cendres et cessèrent rapidement de fonctionner. Finalement, au bout de cinq longues minutes et après avoir perdu 4.000 mètres d'altitude, au-dessus des montagnes de Talkeetna, les moteurs repartirent et l'avion se posa normalement. Mais les quatre réacteurs ont dû être changés, ce qui coûta 80 millions de dollars.

L'éruption islandaise récente a généré l'édition d'un Notam (Note to Airmen), un avertissement diffusé aux pilotes du monde entier, qui indique clairement les zones dangereuses et les secteurs interdits. Une grande partie de l'espace aérien européen était fermé jeudi . Certains vols long-courriers vers l'Amérique du Nord étaient également perturbés par des retards causés par l'obligation de contourner la zone de nuages volcaniques. Certains vols ont même été annulés entre la Grande-Bretagne et les États-Unis.

Source : Le Point.fr – Thierry Vigoureux – 15 avril 2010


L'éruption du volcan islandais Eyjafjöll suscite l'inquiétude

L'Islande est située au milieu de l'Atlantique sur la dorsale médio-océanique, à la divergence des plaques tectoniques eurasiatique et américaine. Cette situation exceptionnelle en fait l'une des régions tectoniques les plus actives du monde avec plus de 200 volcans et 600 sources d'eaux chaudes ! Si le pays exploite cette opportunité pour produire son électricité et alimenter son réseau de chaleur, une nouvelle éruption fissurale à proximité du glacier Eyjafjallajökull inquiète les volcanologues.

Le Volcan islandais Eyjafjöll (ou Eyafjalla) situé dans le sud de l'île, à seulement 160 km au sud-est de la capitale Reykjavik est un strato-volcan composé d'une alternance de couches de cendres, de lave et de roches éjectées par les éruptions antérieures. Il est entré en éruption dans la nuit de samedi 20 mars 2010. Recouvert par l'Eyjafjallajökull, une calotte glaciaire, ce volcan culmine à 1 666 mètres d'altitude. La dernière éruption de l'Eyjafjöll remonte à 1821. Elle avait alors duré plus d'un an.

L'éruption s'est produite sur un flanc du volcan, dans le cratère Fimmvurduhals, à 1100 m d'altitude, via une fissure de 800 mètres de long : des jets de lave s'élèvent à plus de 200 mètres de hauteur, accompagnés par une activité effusive où le magma atteint une température de plus de 1000 °C. Ce type d'éruption se traduit par des épanchements de lave qui, en refroidissant, donnent des basaltes de plateau.

Afin de protéger les populations, 600 personnes demeurant entre la localité agricole de Hvolsvollur et le village de pêcheurs de Vik ont été évacuées au plus fort de l'éruption.

Les risques encourus sont multiples

  • projections de cendres et de lave pouvant affecter notamment le transport aérien
  • émanations gazeuses mortelles (notamment pour le bétail qui paît)
  • inondations brutales et importantes, conséquence de la fonte du glacier qui recouvre le volcan

Ce dernier risque, de loin le plus inquiétant, est un lahar : la fonte du glacier sous l'effet de la chaleur engendre une coulée de matériaux volcaniques (débris, boue). On parle alors de lahars syno-éruptifs appelés aussi lahars primaires ou lahars chauds. La formation d'un lahar suite à l'éruption du volcan Nevado del Ruiz en 1985 dans la Cordillère des Andes avait entraîné la mort de 25 000 personnes, victimes de ce phénomène. C'est pourquoi, un état d'urgence a été déclaré dans la zone, même si aucun blessé ou dégât n'est à déplorer.

Dans la nuit du 22 au 23 mars, la rencontre du magma, qui remonte de la fissure, et du glacier qui la recouvre a entraîné une explosion. Une colonne de vapeur d'eau de 7 km de haut a alors émergé dans les airs ! De plus, une dizaine de petites secousses sismiques ont été enregistrées sous le glacier Eyjafjallajökull.

Source : notre-planete.info – 23 mars 2010

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