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La guerre des prix fait rage sur les vols vers les Antilles

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Après l'annonce en juillet de l'arrivée en mi-décembre de XL Airways sur les lignes entre Paris et les Antilles avec un prix d'appel de 399 euros TTC l'aller-retour, Corsair, Air Caraïbes et Air France viennent de s'aligner sur ce prix "30% moins cher".

Après l'annonce en juillet de l'arrivée en mi-décembre de XL Airways sur les lignes entre Paris et les Antilles avec un prix d'appel de 399 euros TTC l'aller-retour, Corsair, Air Caraïbes et Air France viennent de s'aligner sur ce prix "30% moins cher".

L'annonce en juillet de l'arrivée le 15 décembre de la compagnie aérienne française XL Airways sur les lignes reliant Paris aux Antilles avec un prix d'appel explosif de 399 euros l'aller-retour TTC, entraîne une baisse généralisée des prix. Tous les concurrents s'alignent sur le tarif de XL Airways, certes moins spectaculaire que le 99 euros l'aller simple pratiqué par Air Lib peu de temps avant sa chute en 2003, mais tout de même « 30% moins élevé que le prix d'appel du marché » selon les propos de sa direction début juillet.

Avant de mourir début 2003, Air Lib avait lancé l'aller simple à 99 euros!
Vendredi, Air Caraïbes a annoncé le lancement d'un nouveau tarif à 399 euros TTC pour des vols à effectuer à partir du 15 décembre. Corsair, son partenaire commercial sur les Antilles depuis le printemps dernier, assure s'être déjà aligné sur ce prix. Dernier à s'y mettre, Air France a lui aussi été contraint de « matcher ». Vendredi après Air Caraïbes, la compagnie dirigée par Alexandre de Juniac a lancé une promotion valable jusqu'au 21 août pour des vols à effectuer à partir du 7 janvier 2013, uniquement les jours d'opération de XL Airways. Cette dernière desservira Point-à-Pitre (Guadeloupe) et Fort-de-France (Martinique) depuis l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle à raison de trois vols par semaine pour chaque destination : les lundis, mercredis et samedis pour Pointe-à-Pitre, les mardis, jeudis et dimanches pour Fort-de-France.

Toutes les compagnies perdent de l'argent sur les Antilles

L'arrivée de XL Airways sur ces axes parmi les plus fréquentés en long-courrier au départ de métropole (elles dépassent le million de passagers à l'année), va faire très mal aux opérateurs historiques, Air France, Corsair et Air Caraïbes. Tous perdent de l'argent. En raison d'une très forte concurrence et de la morosité du marché, la guerre tarifaire est une réalité depuis longtemps. Les recettes unitaires n'ont cessé de décliner. Historiquement déjà, ces lignes sont difficiles à rentabiliser car, contrairement à d'autres routes, le nombre insuffisant de clients affaires ne permet pas de "subventionner" la classe économique. Le « prix unitaire au kilomètre est très inférieur à celui des destinations de distance comparable », indiquait récemment à l'AFP Chantal de Grandcourt, directrice des lignes Caraïbes Océan Indien d'Air France. A cette faiblesse des revenus, s'est ajoutée la cherté du prix du pétrole (près de 120 dollars au premier trimestre). Un cocktail explosif qui a poussé Corsair et Air Caraïbes à signer au printemps un accord de partage de codes pour rationaliser l'offre en sièges et tenter de faire remonter les prix. Mais l'arrivée de XL Airways va rajouter des capacités. Avec quatre compagnies, les lignes entre la métropole et les Antilles sont désormais l'axe long-courrier qui compte le plus d'opérateurs au départ de Paris. « 399 euros TTC, économiquement, il ne faut pas que cela dure trop longtemps », dit-on chez Air France. « Une fois enlevé le carburant et les taxes, il ne reste plus rien », déplore t-on chez Corsair. Ce tarif devrait concerner 12% des sièges de XL Airways, selon sa direction.

Les concurrents tirent à boulets rouges

Aussi Air France, Corsair et Air Caraïbes n'ont pas de mots assez durs pour qualifier la démarche de XL Airways. « L'histoire nous a démontré que ce modèle ne fonctionne pas", déclarait il y a peu à l'AFP Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair. "Nous avons eu l'exemple de nombreuses compagnies qui avaient choisi de desservir les Antilles à des tarifs extrêmement bas. Elles ont très vite disparu. Ce modèle n'est absolument pas pérenne", assure t-il.
Le président du conseil d'administration d'Air Caraïbes, Marc Rochet, qui a une longue expérience des Antilles du temps où il dirigeait les feux AOM et Air Liberté, renchérit: "il n'y a jamais eu sur les Antilles et la Réunion de régime stable à quatre opérateurs, cela a duré un an". "On est probablement sur ce schéma mais c'est l'histoire qui le dira", dit-il rappelant la faillite d'Air Bourbon en 2004 un an après avoir lancé des vols vers La Réunion, une destination que n'exclut pas d'ailleurs de desservir XL Airways. "Annoncer qu'ils seront 30% moins cher que les autres", cela signifie qu'ils devront parvenir à réduire les autres coûts de 60% "Je doute qu'ils puissent honorer cette promesse aux clients tout en étant rentables", explique Chantal de Grandcourt.

XL Airways, une compagnie bien gérée

Beaucoup d'observateurs sont sceptiques. Pascal de Izaguirre y voit "une attitude suicidaire et désespérée pour remplir les avions" d'une compagnie qui "est toujours à vendre". Certes. Il n'empêche. Sans augurer des chances de succès de XL Airways, une chose est sûre aujourd'hui. XL Airways a été jusqu'ici une compagnie extrêmement bien gérée (l'une des rares en France à afficher des bénéfices), pilotée par des professionnels reconnus du transport aérien. Son PDG, Laurent Magnin, est un ancien directeur de Corsair qui connaît sur le bout des doigts le secteur. Il a récupéré la compagnie (ex Star Airlines) en 2006 dans un piteux état et a réussi la redresser puis à la maintenir dans le vert pendant la crise sans l'appui de ses actionnaires aux abois (la banque islandaise Straumur depuis 2008). Sur le cas spécifique des Antilles, difficile de prédire l'avenir. Une chose est sûre. L'appareil utilisé est un véritable « killer » en termes de coûts opérationnels. Il s'agit d'un Airbus A330-300 équipé d'une seule classe de 408 sièges.

 

source : http://www.latribune.fr

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