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Polémique sur la sécurité chez Air France

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Selon une étude dévoilée par le Nouvel Observateur, la compagnie aérienne française compterait plus de mauvais pilotes que ses concurrentes. Air France dénonce l'interprétation qui est faite du rapport. "Je vis dans la peur d'un nouvel accident car si un autre Paris-Rio nous arrive, la compagnie ne s'en relèvera pas", confiait cette semaine un pilote d'Air France au Nouvel Observateur. Et pour cause. Un audit publié en exclusivité dans l'hebdomadaire relève de nombreux problèmes de sécurité au sein de la compagnie. 

Selon une étude dévoilée par le Nouvel Observateur, la compagnie aérienne française compterait plus de mauvais pilotes que ses concurrentes. Air France dénonce l'interprétation qui est faite du rapport. "Je vis dans la peur d'un nouvel accident car si un autre Paris-Rio nous arrive, la compagnie ne s'en relèvera pas", confiait cette semaine un pilote d'Air France au Nouvel Observateur. Et pour cause. Un audit publié en exclusivité dans l'hebdomadaire relève de nombreux problèmes de sécurité au sein de la compagnie. 

Menée par l'université américaine d'Austin au Texas à la demande d'Air France, l'étude nommée "Line Operations Safety Audit", consiste à demander à des pilotes d'évaluer leurs confrères et de relever leurs erreurs. Entre février et mars 2010, 40 pilotes de la compagnie ont noté leurs collègues sur 420 vols à travers le monde. La compagnie française est la première en Europe à se soumettre à ce test.

Selon cet audit, si la plupart des pilotes de la compagnie sont excellents, Air France abrite également davantage de mauvais éléments que ses concurrents européens. "La majorité des troupes est au-dessus de la moyenne, mais nous enregistrons une grosse dispersion", explique au Nouvel Obs Eric Schramm, nommé directeur de la sécurité après le crash du vol Rio-Paris en juin 2009. "Ce rapport n'est que la première phase de l'étude, rétorque à LEXPRESS.fr Eric Prévot, commandant de bord et porte-parole des opérations aériennes chez Air France. C'est un recueil des observations de pilotes, en aucun cas un jugement ferme sur la qualité des pilotes. Air France va travailler dessus pour émettre des recommandations afin d'améliorer la sécurité." 

Selon le Nouvel Obs, les résultats étaient si édifiants que la compagnie, qui s'était engagée à les publier, s'est ravisée. Seule une centaine de navigants et de syndicalistes, ayant préalablement signés une clause de confidentialité très stricte, ont été conviés à la présentation le 4 octobre dernier. Faux, s'insurge la compagnie. A aucun moment il n'avait été question de le publier, selon elle. "Il s'agit d'un document de travail interne", explique-t-on siège d'Air France.
La sécurité au coeur d'une nouvelle réflexion

La compagnie aérienne a engagé depuis cet accident une vraie réflexion autour de la sécurité. Le syndicat national des pilotes de ligne avait lui-même menacé de se mettre en grève si rien n'était fait. "La direction se berçait de l'illusion que c'était la faute à pas de chance. Nous nous savions que ces accidents n'étaient pas le fruit du hasard", assure au Nouvel Obs, un membre du syndicat. Au moment du crash, des sources internes à Airbus ont affirmé que le taux d'incidents était quatre à cinq fois supérieur à la moyenne. La compagnie a également essuyé trois accidents majeurs en une dizaine d'années – le crash du Rio-Paris, celui du Concorde en 2000 et la sortie de route d'un Airbus A340 à Toronto en 2008. Le dernier accident fatal pour ses principaux concurrents européens remonte à 1993 pour la Lufthansa et 1976 pour British Airways.

Un autre rapport tenu secret mais qui a fuité sur des sites brésiliens, met en cause le comportement des pilotes: "Ils se prennent pour des chevaliers du ciel, ne suivent pas les procédures à la lettre et ne veulent pas changer leurs habitudes", indique ainsi l'un des cadres d'Air France. Le poids des syndicats et les restes de la culture administrative empêcheraient de rétrograder les moins performants, comme cela se fait dans la majorité des pays d'Europe. "Depuis deux ans, le vent a tourné, assure Eric Prévot, nous avons mis en place la culture du just and fair qui consiste à responsabiliser tous les acteurs de la chaîne de sécurité. Tous les pilotes doivent désormais rendre des comptes."

La lourdeur de l'organisation est également pointée du doigt: alors que dans la majorité des compagnies, les signalements d'incidents remontent à la direction de la sécurité en moins d'une semaine, un mois et demi est parfois nécessaire chez Air France.

source : http://lexpansion.lexpress.fr

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