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Rotation BEY : ce que nous préconisons

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AF vient d’obtenir pour la troisième fois  (15 décembre 2015, 6 janvier 2016 et 19 janvier 2016) de la Direction Générale de l’Aviation Civile une dérogation lui  permettant d’effectuer la rotation CDG/BEY/CDG sans découcher. Cette dérogation a pour effet d’augmenter le Temps de service de vol (TSV) maximum prévu dans notre Accord collectif de 25 minutes ainsi que d’augmenter le Temps de Vol Total (TVT) de 25 minutes.
Ces dérogations, avant d’être validées par l’Administration, ont été toutes signées par la seule Organisation UNAC/CGC. Celle-ci vient récemment de justifier sa position en soutenant qu’elle était la meilleure. L’objet n’est pas ici de polémiquer, mais d’expliquer notre désaccord et notre position sur le sujet.

Le SNPNC  est favorable à la mise en place d’un second équipage, qui partirait sur la rotation en même temps que l’équipage en fonction, l'aller retour se faisant dans la foulée. Plusieurs raisons nous ont conduits à ce choix.

D’abord c’est bien la solution retenue par notre Accord collectif, avant qu’AF décide, pour des raisons d’économies, de ne faire partir qu’un équipage, avec un découcher. Aujourd’hui, affirmer que ce choix est la seule alternative à la dérogation est une contre-vérité.

Justifier ensuite  ces trois dérogations successives par le caractère exceptionnel de la situation géopolitique est pour le moins spécieux, ceci ne constituant qu’un prétexte : à ce niveau, l’exceptionnel est banalisé puisqu’au 1er février, le Beyrouth quotidien version UNAC aura été effectué depuis un mois et demi et il n’est pas dit que cela ne continuera pas pour le mois de mars.

Par ailleurs, AF laisse entendre qu’il y a un sureffectif PNC (donc AF ne paye que les RADD composition équipage). La solution préconisée permet de contribuer à y pallier.

Nous considérons que notre rôle est de veiller au respect des maximas prévus par notre Accord. A l’heure où celui-ci va être renégocié, banaliser un dépassement du TSV et de TVT crée un dangereux précédent que ne compensent pas les « contreparties » accordées par la dérogation (1 PNC supplémentaire et 1 jour de RADD qui sera perdu lorsque ce vol sera standardisé). Ajoutons que d’autres dessertes en Afrique peuvent aussi être considérées comme « à risques », la dérogation que nous contestons pouvant être déclinée sans modération.

Concluons sur la desserte de Beyrouth : ou il y a danger, et c’est le maintien de cette destination qui doit être remis en cause, ou ce n’est pas le cas, et l’on ne comprend pas pourquoi il faudrait déroger à notre accord pour s’y rendre.

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