SNPNC

UNE RAFALE CONTRE NOS EMPLOIS. Depuis hier, toute la presse relie la vente d’avions Rafale au Qatar à la cession de nouveaux droits de trafic pour la compagnie aérienne Qatari en France qui devrait étendre sa toile aux aéroports de Lyon et Nice.

La maison mère de British Airways et Iberia, International Consolidated Airlines Group (IAG.LN), s'est retirée de l'alliance commerciale des principales compagnies aériennes européennes en raison du conflit croissant concernant la manière de gérer la montée en puissance des transporteurs aériens du Moyen-Orient.

La compagnie aérienne low cost scandinave Norwegian Air Shuttle a fait part de son intention de mettre en place une nouvelle base long-courrier à Paris Orly.

Le reproche fait à Marc Rochet, le patron d’Air Caraïbes et bras droit de Jean-Paul Dubreuil pour cette activité ? Avoir affiché la couleur en osant parler d’efforts de productivité. Et quand le repreneur vendéen a refusé de payer la facture des grèves épidermiques liées à ces annonces, le groupe TUI, qui s’était déjà engagé à recapitaliser sa filiale à hauteur de 17 millions d’euros avant de s’en débarrasser en juin, a préféré opérer un demi-tour serré sur l’aile.

American Airlines, United et Delta sont bien décidées à faire enfler la polémique sur les subventions perçues par Etihad, Qatar Airways et Emirates. Depuis dix ans, Jean-Cyril Spinetta, ex-PDG d'Air France-KLM, accuse les compagnies nationales publiques des pays du Golfe d'être financées de façon abusive par leur propriétaire unique. Les trois plus grandes compagnies des États-Unis viennent de conclure une enquête d'un an et demi afin de chiffrer précisément ces subventions.

La publication en novembre dernier, du rapport Le Roux sur la compétitivité du transport aérien avait suscité de grands espoirs parmi les compagnies aériennes françaises. La totalité des acteurs du secteur étaient unanimes à saluer la pertinence des mesures préconisées par le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, pour venir en aide au pavillon français. Las, trois mois plus tard, force est de constater que la plupart des propositions pourraient bien rester lettre morte.

Toutes nos pensées à l'équipe de Charlie Hebdo et à leurs proches. Et puis à nous tous. Nous sommes tous terriblement concernés. Tristes, dégoutés, épouvantés. Mais avec l'envie renouvelée de défendre une certaine idée de nos sociétés.

C’est bien de tout un arsenal législatif, juridique et opérationnel dont disposent aujourd’hui les compagnies aériennes pour mettre à genoux les PNC européens. Pavillons de complaisance, délocalisation, externalisation des emplois, faux auto entrepreneurs PNC, travail dissimulé, sous-traitance et PNC détachés, tels sont aujourd’hui les « credos » défendus au sein des institutions européennes. Cette politique de l’offre entraine inéluctablement une course au tarif le plus bas avec son lot de rentabilité, productivité, profitabilité et ses conséquences inévitables de réduction des couts, de précarisation des emplois, de perte du pouvoir d’achat et de destruction des acquis sociaux.

Après les FTL, c’est bien un nouveau fléau qui risque de s’abattre sur l’aviation civile européenne avec l’arrivée des pavillons de complaisance et les mêmes effets dévastateurs et désastreux que ceux qui ont détruit l’emploi et les conditions de travail dans le secteur maritime.

Si le rapport d’activité de l’année 2013 présenté à l’UNSA PNC et au SNPNC lors du conseil d’administration de la CRPN affiche un résultat net de l’exercice 2013 en bénéfice de 60 M, il est néanmoins révélateur des difficultés que traverse aujourd’hui le secteur du transport aérien.